Calendula et Mélodie Geaunes - Sisyphe épistaxis

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Calendula et Mélodie Geaunes - Sisyphe épistaxis

Message par Theyr le Jeu 26 Fév - 13:30

*s'avance vers le public un masque dans une main un bâton dans l'autre*
Sisyphandre épistaxis... tel est le titre du spectacle que nous allons vous présenter aujourd'hui. Il est oeuvre d'art. Oeuvre promue et offerte à notre cité grâce à la générosité de l'honorable Maison Epistas.
*se tourne vers ses représentants, les désigne de la main et s'incline respectueusement*
Elle se veut un message, un lueur d'espoir dans ces temps de ténèbres que nous traversons. Les auteurs, les acteurs tiennent donc particulièrement à remercier nos mécènes de nous avoir ainsi ouvert cette porte. Nos pensées vont aussi à nos hôtes de L'étoile de Luminis qui par son accueil et indéfectible soutien lui haut dans le ciel de notre cité et de notre coeur. Et si par un heureux hasard, elle vous est source d'émotions, plaisir de l'esprit et de l'âme, alors nous en serons plus que dûment récompensées.
Sisyphandre épistaxis est une pièce en 3 actes illustrant la devise chère à la noble maison Epistas :

« Ars longa,
vita brevis,
occasio praeceps,
experimentum periculosum,
iudicium difficile.
»

« Art long,
vitalité brève,
occasion précipitée,
expérimentation périlleuse,
jugement difficile.
»

Elle démarre par l'évocation du Mythe de Sisyphandre, un homme condamné pour l'éternité à pousser une pierre jusqu'au sommet d'une colline, sans jamais y parvenir. Mythe à partir duquel se développe notre propos.

Pour le respect et le confort de chacun, nous vous demanderons d'avoir la grâce de bien vouloir éviter les manifestations bruyantes durant la représentation.
[sauf exception - se faire clairement plus remarquer que les acteurs - usez du mode whisp pour vous manifester]

*Revêt son masque et frappe le sol à plusieurs reprises rapidement, intimant le silence. Puis lentement et puissamment. Une fois. Deux fois. Trois fois.*

*Passe devant la scène et écarte le rideau rouge installé pour l'occasion. Sa longue chevelure -brossée entièrement de l'autre côté- est ici courte, révélant un profil masqué plutôt masculin.*

* Elle se tourne révélant la seconde moitié de son masque, sa longue chevelure ; le tout formant un profil féminin.*

Acte I - Scène 1

C -
* En arrière-plan deux collines séparées par une cuvette, peinte de façon simple et stylisée. Un homme se tient au creux de la cuvette*

M -
* Feint de pousser une masse importante en direction d'un sommet *
* Poursuit son effort de plus en plus intense à mesure que la pente s'élève*
* arrivé près du sommet, son pied glisse.*
* s'écarte brusquement et regarde dévaler la masse, un masque de dépit au visage.*
* Il s'assied un instant pour reprendre son souffle, puis redescend tout en bas.*
* Il se pose derrière l'impressionnante caillasse et recommence à la pousser vers le sommet.*
* La scène se reproduit 3 fois. Arrivé au sommet pour la troisième fois, l'homme prend un long temps de repos et déclame *
- Me voici, moi, Sisyphandre , fils des vents, père-fondateur de la Corinthe, créateur des  jeux isthmiques ; celui que l'on appela le plus astucieux des hommes tant mon esprit brilla parmi les mortels. Me voici réduit à cette éternelle damnation.

A bien y regarder, je n'ai pourtant pas démérité : durant mon règne la navigation s'est tant et si bien développée que le commerce a fleuri et la terre, si ingrate de mes aïeux est devenu une plaine fertile dont chacun a pu profité de l'abondance...

Peut-être pas tous, tant il est vrai que j'ai parfois dû faire taire les intérêts des uns au profit de ma cité ;
Peut-être pas autant que chacun l'aurait souhaité, tant il est vrai que souvent j'ai dû limiter la prodigalité afin de ne pas dilapider MA fortune, MON trésor...

Qu'importe si les dieux m'ont ainsi châtié c'est pour de toute autres raisons. Ils disent que je les ai défiés... vu de leur yeux, peut-être. Mais qui sont-ils pour toujours nous imposer nos épreuves à nous mortels sans qui ils ne seraient rien, rien de plus, rien de moins que voués à l'exil et l'oubli...

*Frappe le sol de dépit et redescend. Il pousse la pierre puis renonce un instant, se repose dos sur la roche avant de reprendre sa diatribe les yeux tournés vers le sommet de la colline. *

- Toi Asopos, Demi-dieu du Fleuve n'as-tu pas retrouvé Egine, ta fille qu'A'gloth lorgnait de son oeil emplit de désir, ton infante dont A'gloth, prenant forme du géant aigle, s'était emparé ? Pourquoi m'abandonner ici ? Oh, tu me diras que tu m'as déjà plus que récompensé en m'accordant l'usage de cette intarissable source que tu m'avais fait miroiter pour prix de la restitution de la chair de ta chair... Admets au moins que maudit et banni à jamais ici, elle ne m'est d'aucun profit, ni usage...

- Toi Néraï, qui te fit le servile bras vengeur d'A'gloth lorsqu'il te demanda de m'emporter dans ton triste royaume... Oui Néraï j'ai osé défier ta stupide Loi et braver la mortalité de la chair ! Et je t'ai déjoué.
Tu n'es pas bon-prince, tu aurais pu accepter ta défaite. Qu'est-ce qu'une vie abandonnée à l'éternité contre une infinité de vies fauchées au terme d'une si courte, si fragile existence ?
Ô toi, génie de la Mort, tu n'as pas oublié cette invention que je t'ai révélée lorsque tu vins me chercher. Un secret dont je t'ai montré l'usage : des chaines et des menottes, que j'ai serrées à tes chevilles et à tes poignets. Il fallait bien que je t'en montrer toute l'utilité, non ? Et je suis parti ensuite, oui. A ma place en aurais-tu fait autrement ?

- Toi A'Gloth, qui ne m'a jamais pardonné aucune de mes fautes, aucun de mes pêchés. Il n'a pas échappé à ta Divine Vigilance que personne n'arriva aux Enfers, que plus personne mourait. Et alors, puisqu'il est possible de se libérer de cette maudite étreinte qui conduit l'homme à sa funeste issue, pourquoi s'y opposer ? Pourquoi envoyer Eramydes, le démiurge délivrer Neraï ?

- Toi Eramydes, Pourquoi m'avoir conduit de force aux enfers ? N'eusse été mon épouse qui accepta de ne pas lui faire de funérailles adéquates que je n'aurais pu te convaincre Eramydes de me laisser repartir chez les vivants pour régler ce problème. Qu'espérais-tu ? Qu'une fois revenu à Corinthe, je reviendrais séjourner parmi les morts ? Connais-tu si peu la nature humaine qui en tout point cherche à défier les Lois de la Divine Nature à les détourner, à les transcender pour son unique usage ?

* Il se retourne et pousse un profond soupir*
- Neraï est alors venir me chercher. Il m'a pris, de force. Et, pour avoir osé défier les dieux, me voici condamné à faire rouler éternellement jusqu'en haut de cette colline ce rocher qui en redescendra, je le sais, chaque fois avant de parvenir au sommet.

* Au sommet de la colline la grande silhouette androgyne tire le rideau pour le refermer devant elle*


* Fin de la scène *


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Re: Calendula et Mélodie Geaunes - Sisyphe épistaxis

Message par Theyr le Jeu 26 Fév - 14:24

M-
Accompagnée d'une de ses muses Vanaël-Elhevael observe le mortel déchu et s'empare de sa tragique destinée pour en faire l'objet de sa divine inspiration

*Frappe le sol à plusieurs reprises rapidement, intimant le silence. Puis lentement et puissamment. Une fois. Deux fois. Trois fois.*
Acte I - Scène 2

C-
*Passe devant la scène et écarte le rideau rouge. Sa longue chevelure -brossée entièrement de l'autre côté- est ici courte, révélant un profil masqué plutôt masculin.*

* Profil Vanaël *
Regardes, ô ma soeur, ô ma mie, chair de ma chair, sang de mon sang. Regarde ce pauvre hère qui sans cesse échoue à rejoindre l'inaccessible étoile.

* Profil Elhevaël *
Je vois, ô mon frère, ô mon ami, éclat de mon miroir, miroir de mon esprit. Je vois ce guignon, tel que l'inspira la Muse au défunt Charles de Lairbeau :

M-
*La Muse à la Lyre s'avance et déclame *
"Pour soulever un poids si lourd,
Sisyphandre, il faudrait ton courage !
Bien qu’on ait du cœur à l’ouvrage,
L’Art est long et le Temps est court.

Loin des sépultures célèbres,
Vers un cimetière isolé,
Mon cœur, comme un tambour voilé,
Va battant des marches funèbres.

— Maint joyau dort enseveli
Dans les ténèbres et l’oubli,
Bien loin des pioches et des sondes ;

Mainte fleur épanche à regret
Son parfum doux comme un secret
Dans les solitudes profondes."

* la Muse à la Lyre recule *

* Profil Vanaël *
Je t'entends ô ma soeur, ô mon aimée, arbre de ma sagesse, fruit de ma folie. Sisyphandre ? C'est ainsi qu'il se nomme. Je ne vois pourtant là qu'un des fils de la Maison Epistas : Galiandre, non ?

* Profil Elhevaël *
Je te comprends ô mon frère, ô mon honni, fruit de ma sagesse, graine de ma folie. Sisyphe n'est qu'un mythe. Et celui que tu vois l'incarne désormais et, par son sacrifice, il engagera toute sa maisonnée dans la débâcle des ces sombres jours, dans cette ténébreuses nuit qui suivra le cataclysme. Ultima sera son apocalypse : sa Révélation.

* Profil Vanaël *
- De toutes vies, l'homme a lutté contre les cycles de la Nature. Sa condamnation éloquente, car elle l'entraine jour après jour à reproduire les cycles définis par le Corps-divin. A ce titre la folie de Sisyphe ne fut-elle pas, par les dieux, justement châtiée ?

* Profil Elhevaël *
- Vois ce bloc gigantesque qu'il est condamné à hisser et figure-le comme le temps qui s'écoule, comme l'année entre le solstice de Sombreciel et celui d'Exfolia qui retomberait aussitôt vers le solstice de Sombreciel. Sisyphe est voué à mimer éternellement le cycle annuel dont il voulait sortir.

* Profil Vanaël *
- Je le vois, ô Divine Psyché, et j'affirme que nul ne peut s'opposer ni au temps ni au cycle des saisons sans s'opposer à la Loi Divine, mais qu'il appartient à chacun d'en saisir toute la beauté et tout le mécanisme afin d'élever son âme et d'assurer la grandeur à sa postérité.

* Profil Elhevaël *
- Vois cette sphère de roche devenir incandescente et regarde Sisyphe à présent pousser le soleil qui s'élève chaque jour pour plonger à nouveau le soir sous l'horizon.

* Profil Vanaël *
- Je le vois, ô Sublime Diaphane, et j'affirme que nul ne peut s'opposer ni aux Feux ni au cycle solaire sans s'opposer à la Loi Divine, mais qu'il appartient à chacun d'en saisir toute la beauté et tout le mécanisme afin d'élever son âme et d'assurer la grandeur à sa postérité.

* Profil Elhevaël *
- Vois cette boule de pierre devenir lunaire et regarde Sisyphe à présent la pousser entrainant dans son sillage océans par marées, marées par vagues,qui montent et, le temps d'un court repos redescendent sans fin.

* Profil Vanaël *
- Je le vois, ô Hermaphrodia sancta, et j'affirme que nul ne peut s'opposer ni aux marrées ni aux cycles de la Nature sans s'opposer à la Loi Divine, mais qu'il appartient à chacun d'en saisir toute la beauté et tout le mécanisme afin d'élever son âme et d'assurer la grandeur à sa postérité
.
* Profil Elhevaël *
- Ainsi va la vie elle-même où il ne peut être de punition, de châtiment plus terrible que le travail inutile et vain, qu'un homme aussi astucieux soit condamné à s'abrutir à rouler un rocher éternellement.
N'est-il pas absurde ce Sisyphe tant dans son désespoir de tenter d'échapper à une mort inévitable, que dans la tentative d'achever un travail interminable ?

* Profil Vanaël *
- Oui, et pourtant... ce n'est que sacrifiant aux dieux et au respect des Lois de la Nature qu'il pourra réellement jouir d'une vie bien remplie et espérer s'élever au-delà de cette condition abrutissante.

* Profil Elhevaël *
Ô Sisyphe tu croyais que ta ruse te permettrait d'échapper à la mort. Croyais-tu vraiment que cela te permettrait de conquérir l'immortalité ?

* Vanaël-Elhevaël Divinité-aux-mille-visages se tourne vers le public *
De toute sa ruse, de cette astuce, de son dur labeur, il tirera toute sa pitance, sa subsistance matérielle et spirituelle, faisant oeuvre d'Art, collectant sans relâche le savoir, bâtissant civilisation.  
Qu'il te faudra voir un jour battre en brêche et, alors que l'issue te paraissait si proche, s'effondrer à son tour pour lui voir succéder une autre... Ainsi en est-il aussi des Cycles, de la Divine Nature à laquelle, rien, ni nul n'échappe jamais.
Pas même toi, ô Eliandre qui succéda à Galiandre, ô fils prodigue succédant au père dans la Roue du temps. Ainsi en sera-t-il de ta noble lignée jusqu'à ce que les dieux en décident autrement. Quant à celui qui rampe dans ta trace...

M-
* La muse à la Lyre s'avance aux côtés de la divinité*
"Vois ce serpent des sables, écoute ce scélérat,
Entends-le qui siffle et persiste à persifler
"Sum quod Eris", oui... Je suis ce que tu seras
Car il n'a ni forme ni membres, ni identité
S'il prône l'effort, le travail jusqu'au trépas
Il avance dans l'ombre de l'homme ou bien se terre
Car sa peau brûlerait sous la crainte Lumière
Il est Corruption, Avarice, Cupidité
A ses yeux rien d'autre de valeur : Pécunias !
Ô Filles de la Sérénissime Divinité
Demain sous ton fardeau, broyé il finira."


C-
* la divinité conclue d'une voix ample et pleine d'emphase*
"Or sans m'arrêter à l'ennui,
Je dis que si courte est la vie,
L'Art est bien long tout au rebours,
Qu'il faut avoir bien fait son cours."


* Au sommet de la colline la grande silhouette androgyne tire le rideau pour le refermer devant elle*

* fin de l'acte I *

[vous pouvez prendre un temps pour vous exprimer plus librement]


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Re: Calendula et Mélodie Geaunes - Sisyphe épistaxis

Message par Theyr le Sam 28 Fév - 23:45

C-
*déclame derrière le rideau*

Nombre de contes et légendes circulent parmi le peuple. Parfois tristes, parfois heureux,, souvent plein d'humour ils éclairent par leur simplicité la jeunesse. Avant tout source de distraction, ils sont aussi porteur d cette sagesse que l'on dit populaire. Cette histoire se situe en 63 avant le Voile. Elle narre les aventures et mésaventure d'un héro incisif... d'un Sisyphandre pittoresque.
*Frappe le sol à plusieurs reprises rapidement, intimant le silence. Puis lentement et puissamment. Une fois. Deux fois. Trois fois.*
Acte II - Scène 1 - La Farce Pantomime

* des voix fortes légèrement éraillées. des bruits de verres qui s'entrechoquent. Des rires et des chants incompréhensibles *

* Le rideau s'ouvre sur deux jeunes gens qui titubent jusqu'au pied de la Colline *

C-
Tu vois ce rocher, là ?
M-
Non.
C-
Mais si, celui là ?
M-
Celui de droite ou celui de gauche ?
C-
Celui du milieu ! Je te parie que je peux le monter en haut de la colline !
M-
Même pas.. Mais moi j'peux !

C-
*se frotte les mains. Se recoiffe rapidement. passe le revers d'une main sous son nez*
* prend un peu d'élan et pousse des mains, des épaules et fait avancer lentement le rocher imaginaire *
* Arrivé presque en haut il toise l'autre triomphant, les bras sur les hanches, De ses deux mains tendues Montre l'objet de son exploit sous lequel il se tient fier, droit comme un "i" *
M-
* Roule des yeux et d'une pichenette, il le fait retomber et rouler sur le premier*
C-
* recule essaie d'esquiver et tombe, à terre écrabouillé les bras en croix *
"oula, je me sens un peu raplapla
M-
* dévale la colline. pousse sur le rocher imaginaire et la roule en haut sans grand effort*
C-
Mais... mais comment fais-tu pour être si fort ?
M-
Tu te souviens quand ta maman te disait de manger ta soupe pour être fort ? Ben fallait l'écouter !
C-
Ha non, moi elle disait que ça me ferait grandir...
M-
Je n'ai pas mangé de cette soupe ci...
C-
..et moi pas de celle-là... Rha la la !

* se relève et se dirige au bout de la scène, s'adressant directement au public*
Le lendemain, notre héro..
* pointe le pouce et incline la tête à plusieurs reprises en direction de Mélodie *
...installe un podium pour afficher son exploit.
M-
* se tient fièrement au sommet de la colline et montre au public son rocher imaginaire *
* ramène les mains vers son torse à plusieurs reprise pour indiquer que c'est son ouvrage *
Voyez ! Cet énorme rocher, c'est moi qui l'ait roulé tout en haut de la colline !
C-
* toujours au public *
Il présente fièrement le rocher imaginaire... Bien entendu, la foule est incrédule..
*d'un petit saut descend de l'estrade et se dirige vers le public.*
*se tourne vers le héro une mains sur le côté de sa bouche et crie*
Mais ya point d'rocher, tu tâtes le vide !
* prend le public à parti et l'enjoint d'en faire autant*
- Dîtes-lui donc, vous...
M-
Mais si bien sûr, regardez !
*donne un coup de pied dans le rocher imaginaire et sautille en se tenant le pied* ouille ouille !
C-
* Invite ? à la suivre et remonte sur l'etrade *
* S'en va passer au travers du rocher, haussant les épaules puis revient à ? L'invitant à faire de même*
- M'est avis qu'il a trop picolé, le gars, y'a vraiment point d'rocher
M-
* regard la foule tout penaud *
Bon d'accord, mais je jure que je l'avais monté tout en haut ! Seulement il a dû rouler en bas pendant la nuit !
C-
* offre son bras à ? et le ramène à sa place *
- En Conclusion...
M-
* Sort son Luth et entonne un couplet *
L'était un gentil jeune homme, qui voulait d'la renommée
Lors au lieu d'piquer un somme, une nuit s'en fut au gué
Il ramassa un énooorme, un énoooorme rocher !
Puis il le roula Ô grands dieux quel exploit ! En haut de la colline Epista
Le lendemain le jeune homme, convoqua sa maisonnée
Et il dressa un podium, pour son exploit montrer
Ce ne fut pas celui du millenium, le rocher était tombé
Tout en bas d'la colline Epista, et dans dix ans hélas, personne ne s'en souviendra

C-
*tire le rideau pour le refermer devant elle*


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Re: Calendula et Mélodie Geaunes - Sisyphe épistaxis

Message par Theyr le Sam 28 Fév - 23:45

C-
Acte II - Scène 2 - La danse

* court devant le rideau en le faisant onduler sous sa main *
* le tire en arrière sur la pointe ds pieds le corps dessinant une courbe élégante *

M-
*arrive en trottinant gracieusement depuis un coté de la scène, faisant un bond en tournant sur elle même en arrivant sur le devant, puis se tourne vers Calendula, bras gauche levé et bras droit tendu vers elle, main ouverte. Elle tourne ensuite sur elle même puis fait comme si elle dégainait une épée*
C-
*agenouillée, suppliante, agrippée à son poignet, le revers d'une main posée sur son front, le visage oscille en une légère dénégation*
M-
* tente de partir, puis se fait ramener, répète ça trois fois avant de s'arracher à l'emprise et s'éloigner en trottinant *
C-
* baisse le regard, le visage face au sol*
* elle s'effondre le visage au creux de ses bras*

M-
*Danse du combat*
C-
*roule gracieusement sur le sol et se relève. Un long nez postiche apposé sur sa face. Des ongles factices aux doigts. Se Tasse., le dos courbé. Avance en sautillant. Claudique un pas sur trois*
* Sort une bourse tout en continuant le mouvement. L'ouvre et compte sa pécunia. Se tourne vers le public, l'oeil mauvais en ricanant *
* frotte son pouce sur les deux doigts suivants. Pointe le public de l'index qui effectue une courbe jusqu'au dessus de la bourse *

M-
* arrive en trottinant comme si elle était à cheval, puis désigne le boiteux et fait mine de sauter de cheval, dégainant une épée imaginaire et la pointant vers lui*
C-
* S'agenouille, apeuré, suppliant *
* Il grimace et finit par sortir un pécunia, glisser sa bourse dans sa poche et tendre la pièce rechignant *
M-
* refuse catégoriquement en tournant la tête *
C-
* insiste avec un sourire mesquin aux lèvres alors que sa main glisse lentement vers sa cheville et qu'il en tire discrètement un poignard*
M-
* Continue de secouer la tête et de la tourner en arrière *
C-
* D'un geste vif, bondit en une belle envolée, le poignard levé haut et retombe devant le héro et tente de le poignarder*
M-
* Tout aussi prestement, d'un geste gracieux et délié, saisit le poignet*
C-
* tente de se dégager. Chacun tire et pousse à son tour.*
* Dans un dernier effort, repousse violemment le guerrier qui le lâche*
M-
* Tourne sur lui-même. Une fois. Deux fois. trois fois.*
C-
* Gifle le héro aux deux premiers passage *
M-
* Au troisième tour, sort son épée et l'enfonce dans le coeur de son ennemi *
C-
* Titube, claudique en une petite danse *
* Tombe en arrière et après quelques spasmes, s'immobilise*
M-
* S'avance vers sa victime. Le fouille en sort des papiers. écarquille les yeux *
* Regarde tout autour, fait un saut piqué, paniqué puis s'enfuit en un long mouvement alternant mouvements de tête de gauche à droite, petits sauts carpés et longues glissades *
C-
* se redresse légèrement *
Conclusion...
* retombe mort, la bouche ouverte la langue pendue *
M-
* Sort son Luth et entonne un couplet *
Il quitta sa mère bonne, pour devenir un guerrier,
Il suffira que je cogne, sur la tête d'un flibustier
Pour que les prêtres et les nonnes, fassent de moi un chevalier
Et le peuple dira, ô quel grand soldat, j'aimerais bien être celui-là !
Notre guerrier vit un môme, qui avidement s'emparait
de lingots d'adamantium, il lui dit "on va danser !"
C'était un percepteur gnoooome, qu'il eut promptement tué
Le shériff se facha, il dû s'enfuir, las, avant de devenir un hors la loi


C-
* petites roulades jusqu'au rideau. Le tire en arrière sur la pointe des pieds le corps dessinant une courbe élégante *


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Re: Calendula et Mélodie Geaunes - Sisyphe épistaxis

Message par Theyr le Dim 1 Mar - 0:58

Acte II - Scène 3 - La poésie

C-
* Passe devant le rideau. le longe lentment jusqu'au milieu de la scène. Vêtue de la robe du premier acte . Fait face au public et déclame, avec beaucoup d'emphase et d'intensité, prononçant distinctement les mots, assurant les liaisons et marquant les temps*

Parmi les pommes d’or que frôle un vent léger
Tu m’apparais là-haut, glissant de branche en branche,
Lorsque soudain l’orage accourt en avalanche
Et lacère le front ramu du vieux verger.
Tu fuis craintive et preste et descends de l’échelle
Et t’abrites sous l’appentis dont le mur clair
Devient livide et blanc aux lueurs de l’éclair
Et dont sonne le toit sous la pluie et la grêle.
Mais voici tout le ciel redevenu vermeil.
Alors, dans l’herbe en fleur qui de nouveau t’accueille,
Tu t’avances et tends, pour qu’il rie au soleil,
Le fruit mouillé que tu cueillis, parmi les feuilles.

* sort une pomme et la montre au public. La croque à belle dents et la pose au sol sur un mouchoir*
* rejoint l'angle de la scène. S'assied, sort une brosse et commence à se coiffer*
Conclusion...


M-
* Entre par l'autre angle, Luth à la main et entonne un couplet *

Afin d'acquérir la somme, des connaissances et pensées
Des plus grands sages des hommes, une pomme devait croquer
Mais pas une d'celles qui assomment, ceux qui dorment sous les pommiers
C'était une pomme d'or, qui parait-il dort dans un pays où le soleil dore
Notre héro chercha la pomme, qui serait toute dorée
La trouva dans un muséum, pour dans sa chair y croquer
La sculpture était si boooone, qu'on l'aurait dit vrai de vrai
Mais l'or était trop dur, et si l'art perdure, les dents ne résistent pas longtemps


C-
* Passe derrière le rideau *
M-
* Passe derrière le rideau *


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Re: Calendula et Mélodie Geaunes - Sisyphe épistaxis

Message par Theyr le Dim 1 Mar - 4:24

C-
Acte II - Scène 4 - La Tragédie

M - Hélas, mon bon ami, je suis en infortune,
Mon trajet vers la gloire fut empli de méandres
Et maintenant voici  que la mort importune
Mon père, mes frères fit choir, et la bonne vint prendre

C - Tu as beaucoup appris, et gagné plein de tunes
Et va bientôt t'échoir une couronne d'ambre
Ton occasion voici, ton heure opportune,
Va t'habiller de noir, et ta p'tite tête tendre

M - Mais si j'échoue aussi à régner sans lacune
Je perdrais mon espoir de faire mon nom entendre
Par grands et petits, par chacun et chacune
Et que dans l'Histoire, soit écrit Sisyphandre (mon nom tendre)

C - J'ai pour vous messire une solution commune
Nommez un malin renard qui saura comprendre
Les arts de la politique et de la tribune
Comme roi de couloir, il saura vous défendre


M-
* entre de l'autre côté de la scène. Luth en main. Entonne un couplet *

Point le destin ne pardonne, comme dans les pires tragédies
Son père, ses frères et la bonne, périrent tous dans leur lit
Il revint pour la courooooonne, symbole sur son chef mis
Et les gens dirent "Hourra !" Et l'on se réjouissa, d'avance d'avoir un très bon Roi !
Pour régner, il faut qu'il nomme, un ministre surdoué,
Il se trouve un gros bonhomme, qui pour lui va gouverner
Mais sur le trône son derrière gomme, du Roi sa célébrité
Et les gens qui le voient, disent mais qui est-ce là ? Mais enfin c'est moi, c'est moi le Roi !


C-
* Passe derrière le rideau *
M-
* Passe derrière le rideau *


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Re: Calendula et Mélodie Geaunes - Sisyphe épistaxis

Message par Theyr le Dim 1 Mar - 17:01

C-
*Frappe le sol à plusieurs reprises rapidement, intimant le silence. Puis lentement et puissamment. Une fois. Deux fois. Trois fois.*
Acte III - Art et Savoir

*Passe devant la scène et écarte le rideau rouge. Vanaël-Elhevaël Divinité-aux-mille-visages se tient face au public affichant l'ensemble du visage d'Hermaphrodia.*

En conclusion....

M- hélas de tous mes exploits aucun ne dura, aucun ne fut connu, et je suis là, force de la nature que personne ne croit, défenseur des opprimés hors la loi, légendaire croquer d'une pomme d'or aux dents abimées, roi inconnu, il ne me reste rien de toutes ces aventures. Il ne me reste qu'à distraire mes longues journées d'ennui par la composition d'une chanson, ma triste aventure offrira peut être au monde une leçon.


"L'était un gentil jeune homme, qui voulait d'la renommée
Lors au lieu d'piquer un somme, une nuit s'en fut au gué
Il ramassa un énooorme, un énoooorme rocher !
Puis il le roula Ô grands dieux quel exploit ! En haut de la colline Epistas
Le lendemain le jeune homme, convoqua sa maisonnée
Et il dressa un podium, pour son exploit montrer
Ce ne fut pas celui du millenium, le rocher était tombé
Tout en bas d'la colline Epistas, et dans dix ans hélas, personne ne s'en souviendra

Il quitta sa mère bonne, pour devenir un guerrier,
Il suffira que je cogne, sur la tête d'un flibustier
Pour que les prêtres et les nonnes, fassent de moi un chevalier
Et le peuple dira, ô quel grand soldat, j'aimerais bien être celui-là !
Notre guerrier vit un môme, qui avidement s'emparait
de lingots d'adamantium, il lui dit "on va danser !"
C'était un percepteur gnoooome, qu'il eut promptement tué
Le shériff se fâcha, il dû s'enfuir, las, avant de devenir un hors la loi

Afin d'acquérir la somme, des connaissances et pensées
Des plus grands sages des hommes, une pomme devait croquer
Mais pas une d'celles qui assomment, ceux qui dorment sous les pommiers
C'était une pomme d'or, qui parait-il dort dans un pays où le soleil dore
Notre héro chercha la pomme, qui serait toute dorée
La trouva dans un muséum, pour dans sa chair y croquer
La sculpture était si boooone, qu'on l'aurait dit vrai de vrai
Mais l'or était trop dur, et si l'art perdure, les dents ne résistent pas longtemps

Point le destin ne pardonne, comme dans les pires tragédies
Son père, ses frères et la bonne, périrent tous dans leur lit
Il revint pour la courooooonne, symbole sur son chef mis
Et les gens dirent "Hourra !" Et l'on se réjouissa, d'avance d'avoir un très bon Roi !
Pour régner, il faut qu'il nomme, un ministre surdoué,
Il se trouve un gros bonhomme, qui pour lui va gouverner
Mais sur le trône son derrière gomme, du Roi sa célébrité
Et les gens qui le voient, disent mais qui est-ce là ? Mais enfin c'est moi, c'est moi le Roi !

Ha quel manque de bol, notre héro se lamentait
Je ne fus rien qu'un fol, qui la gloire voulait
A cette époque sur ma vioooole, tout le temps je composais
Et là si Rémy seul, l'adorait, la mélodie, aussi ses amis fascinaient !
La chanson était si bonne, qu'elle se fit une renommée
Histrions et histrionnes, en firent une pièce à jouer
Ainsi la musique fut sa championne, pour dans la légende entrer
Comme on dit "Ars Longa, hélas Vita Brevis", l'Art et L'Histoire rendent ce service !"

* La Muse à la Lyre continue de jouer *

C-
* Au sommet de la colline la grande silhouette androgyne tire le rideau pour le refermer une dernière fois *

* Fin de l'acte. Fin de la pièce *

* Passe devant le rideau. S'avance d'un pas digne et assuré. S'incline respectueusement devant les représentants de la Maison Epistas, puis tour à tour devant l'ensemble du public. Accorde quelques signes de têtes ici ou là. *

* Prend la main de Mélodie et salue à nouveau. *

* Se retire derrière le rideau *


Dernière édition par Theyr le Dim 1 Mar - 18:55, édité 2 fois

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Re: Calendula et Mélodie Geaunes - Sisyphe épistaxis

Message par Theyr le Dim 1 Mar - 17:02

* Un petit livret manuscrit. L'écriture y est ample, très soignée et stylisée *

* sur la page de garde *

Sisyphandre épistaxis

Oeuvre en 3 actes
par Dame Shoena Shaw et Dame Mélodie Geaunes

Oeuvre promue et offerte à notre cité grâce à la générosité de l'honorable Maison Epistas.


Elle sera donnée le [date du jour] à l'étoile de Luminis au quartier central. Entrée libre. Armes interdites, sauf autorisation.

* à l'intérieur du livret une explication *

Sisyphandre épistaxis est une pièce en trois actes illustrant la devise chère à la noble maison Epistas :

« Ars longa,
vita brevis,
occasio praeceps,
experimentum periculosum,
iudicium difficile.
»

« Art long,
vitalité brève,
occasion précipitée,
expérimentation périlleuse,
jugement difficile.
»

Elle démarre par l'évocation du Mythe de Sisyphandre : Pour avoir tenté de défier les dieux et les Lois Naturelles du Corps-Divin, un homme s'est vu condamné pour l'éternité à pousser une pierre jusqu'au sommet d'une colline, sans jamais y parvenir.

A partir du Mythe, se développe notre propos. De la Tragédie antique à la farce moderne, au travers des temps et de l'expression des arts vivants, nous suivrons les incarnations de ce héro tragique.

*Sur la troisième page la distribution des rôles*

Sisyphandre épistaxis

Sisyphandre - Mélodie
Vanaël - Calendula, profil gauche
Elhevaël - Calendula profil droit
La Muse à la Lyre - Mélodie
Le héro des chants, contes et légendes - Mélodie
Le compagnon, le voleur, le gnome, le Ministre - Calendula

* une courte note au milieu de la quatrième page *
Plaise à chacun de ne souffrir de nulle offense dans notre humble propos qui se veut libre expression dans le respect des dieux et des mortels.

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Re: Calendula et Mélodie Geaunes - Sisyphe épistaxis

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