Calendula - Textes - Damian Saez

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 1:46

Sexe

https://www.youtube.com/watch?v=lD4_Pu-czy4

*la langue glisse lentement le long ses lèvres*
Mets ta langue ou tu sais
non ne t'arrête pas
continue de lécher

*à sa gauche arrive un homme nu peint en rouge danse. "Lui" joue avec un serpent posé sur ses épaules*

*joue de la langue de très suggestive*
en total don de toi même
fais monter l'excitation

*sourire carnassier*
pour l'amour et la haine

*la langue glisse lentement le long ses lèvres*
mets ta langue ou tu sais
non ne t'arrête pas
continue de lécher

*à sa droite arrive une femme en robe de la haute. "Elle" pleure et gémit *

*joue de la langue très suggestive*
que j'aime quand tu fais ça
en total soumission
*"Lui" propose le serpent à la femme, adopte des postures provocantes*

en total don de toi même
fais monter l'excitation
* "Elle" le regarde, se détourne entre dégoût et fascination*

*sourire carnassier*
pour l'amour et la haine

*danse en se caressant le corps*
ça fait du mal ça fait du bien
*ondule au rythme de la musique*
ça fait du mal ça fait du bien
*se claque une fesse d'une main puis la caresse*

*la langue glisse lentement le long ses lèvres*
Mets ta langue ou tu sais
*glisse le majeur dans sa bouche, le tourne*

plus profond que ça
*le fais aller et revenir de plus en plus loin dedans*
continue de bouger
* danse lascive*

j'aime quand tu fais ça
en total soumission
*se met à quatre pattes et ondule le corps sur les bras d'avant en arrière*

en total don de toi même
fais monter l'excitation
* "Lui" continue inlassablement à la tenter. "Elle" pousse des gémissements et des cris *

*sort le doigt et vous fait un doigt d'honneur*
pour l'amour et la haine
*sourire carnassier*

*à genou elle se prend la tête et pleure, lui continue de la harceler*

*danse en se caressant le corps*
ça fait du mal ça fait du bien
*ondule au rythme de la musique*
ça fait du mal ça fait du bien
*glisse la main entre ses jambes et se presse le pubis*
ça fait du mal ça fait du bien
*danse en se caressant le corps*
ça fait du mal ça fait du bien
*ondule au rythme de la musique*
ça fait du mal ça fait du bien
*se claque une fesse d'une main puis la caresse*

*"Lui" et "Elle" se retirent chacun par un coin de la scène*

ça fait du mal ça fait du bien
*Calendula continue de danser lascive suggestive au rythme de la musique*


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 2:09

Les humains

Ils naissent un matin et comblent de bonheur
Poussent un premier cri qu'ils pousseront toujours
Qu'ils sont beaux d'innocence et qu'ils sont beaux d'espoir
Qu'ils sont beaux de jeunesse, qu'ils sont tristes d'y croire

Puis comprennent un peu mieux, mieux de jour en jour
Que la vie c'est de vivre, sans jamais voir le jour
Que la vie c'est de vivre, vivre de jour en jour
Que vivre c'est frémir, et frémir à  toujours

Ils parlent d'être libres, de fortunes, de cités
de femmes à  conquérir, ils parlent de partir
Puis ils parlent d'amour comme on parle d'un rêve
Qu'on fait de jour en jour, jour après jour

Et puis voilà  l'amour, et c'est alors qu'on s'aime
Et qu'on va s'inventer qu'on est roi qu'on est reine

On se prend à  rêver qu'à  deux on est invincible
Quand il n'est plus qu'attendre, à  se partager

Alors ils marchent ensemble, en pauvres condamnés
Alors ils rêvent ensemble, de rêves fatigués
Alors ils marchent ensemble, car il faut bien vieillir
Puis ils vieillissent ensemble car il faut bien mourir

Ils meurent au matin, non ce n'est pas le soir
Ils meurent un matin bouffés par leur mémoire
Poussent un dernier cri, avant l'éternité
Car ici respirer rime avec agonie

Quand soudain le néant fait place à  l'Infini
Quand enfin le silence nous ramène à  la vie
Quand enfin délivrés de la pénitence
Jaillit de l'Imparfait la nouvelle naissance


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 2:16

Sonnez le tocsin dans les quartiers
Production blé pognon (x8)

Sonnez tocsin dans Vilebas,
allez camarade debout,
des coups d'pioche et des perspectives
entre le ciel et le ferment,
y'a des cocktails dans les carrioles,
des miliciens en farandoles,
c'est sûr n'iront au paradis
que ceux qui brûlent de l'alcool,
sécuritaires nos avenues
ont pris le goût des cimetières,
y'a des virus aux hémisphères
et des colts dans les sphincters,
suicidaires sont nos alcôves,
entre les vierges qui je suis,
emportez-moi dans la tourmente,
les freins ont lâchés dans la pente.

Sonnez tocsin dans les quartiers,
allez camarade debout,
entre les tours les illusoires
et puis le cri des abattoirs,
puisque ici on a peur de tout,
des éphémères sur les grands lacs,
pays jadis feu de culture,
toi dis-moi la bonne aventure,
des somnifères sur la colère,
faut des pansement sur la misère,
la jeunesse a tété le sein
des dictatures de nos besoins,
au cynisme des gouvernants,
puisque le bon peuple est content,
puisqu'on crie gardes à tous vents,
surtout pour protéger l'argent.

Aux armes citoyens des pleurs,
quoi te dire d'autre qu'il est l'heure
de libérer les horizons
des contingents de nos armées,
devant nous l'avenir enfin,
pour un meilleur au bout du poing
et des printemps sous les flocons,
y'a de l'espoir à nos chansons.
Allez marchons vers la grand route,
au gré des ombres calcinées
pour aller faire monter du souffre,
les égouts dans les beaux quartiers,
moi dans mes contes pour mes enfants,
y'a des solitudes au calmant

et du canon dans les naufrages,
des naufragés cherchant la plage,
moi dans mes contes pour mes enfants,
y'a des solitudes au calmant
et des gardes au paradis
d'un monde qui meurt à crédit.

Aux agneaux égorgées au loin,
au chant du coq quand le lointain,
à l'orée des grands champs de blé,
la campagne a le poing lié,
attaché à la lisière du bois,
petit hin chercher pourquoi
ses parents l'ont abandonné,
au grand vent des communicants
c'est fini le temps des instruits,
le temps des populaires aussi,
fini le temps des littéraires,
finies les latines des racines,
au bon dos de nos origines,
finie la parole sacrée,
finis les ni corps-dieu ni maître,
fini le chant des rossignols,
oublié le temps des muguets
fini salut à toi mon frère,
bonjour le temps des paradis
au-dessus des comptes bancaires.

Bonjour le temps des paradis au-dessus des comptes bancaires.

Aux armes citoyens des peurs
Aux armes citoyens des pleurs,
Aux armes citoyens des peurs
Aux armes citoyens des pleurs
quoi te dire d'autre qu'il et l'heure
de libérer les horizons
des contingents de nos armées,
devant nous l'avenir enfin
pour un meilleur au bout du poing,
et des printemps sous les flocons,
y a de l'espoir à nos chansons.
Allez marchons vers la grand route
au gré des ombres calcinées
pour aller faire monter du soufre,
les égouts dans les beaux quartiers,
moi dans mes contes pour enfants,
y a des solitudes au calmant
et du canon dans les naufrages,
des naufragés cherchant la plage.

Production blé pognon (x8)


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 2:20

Tu y crois, toi ?

Tu y crois toi?
La magie des rencontres,
Et la peur de mourir,
Doit y avoir autre chose.
Tu y crois toi? Les enfants de l'amour?
Moi putain j'ai du mal,
Doit y avoir autre chose
Tu sais bien quoi?
L'ivresse et puis la fête,
Tu sais bien quoi?
La paresse et la chair.
Et l'envie de se perdre
Dans les nuits l'un dans l'autre
Peut-être que j'y ais cru.
Je sais plus. Tu y crois toi,
À tout ce qu'on te raconte,
Qu'on laisse crever nos vieux
Pour que tout aille mieux?
Parce qu'on est égoïste
Qu'il suffirait d'aimer,
Et de se consumer ;
Mais qu'aimer de travers
Peut mener en enfer!
Tu sais bien quoi!
L'ivresse et les vertiges!

Tu la connais toi,
La caresse et la guerre.

Et l'envie de s'y perdre
Dans les bras l'un dans l'autre,
Peut-être que j'y ai cru.
Je sais plus, {x2}

Y a la sérénissime et la gloire
Et l'odeur des charniers!
Le devoir de mémoire
Les prénoms oubliés ;
La culture des racines,
L'art et la religion,
Le bonheur des familles,
Et la fragilité! {x3}

Me dis pas toi
Que vivre fatigue,
Qu'on fait que s'évader,
Doit y avoir autre chose.

Non, me dis pas toi
Que vivre fatigue
Qu'on fait que passer,
Doit y'avoir autre chose.

Que la chair profanée...

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 2:28

En travers les lueurs

En travers les lueurs
Dans la mégacité
Aux merveilles,
Tu traces ton dessein
Petit bout d' évasion
Comme un phare au milieu
De la mer, tu éclaires
Une destination

Tu ressembles à ce rêve
Que j'ai fait autrefois
Que j'ai fait tant de fois
Que j'ai fait avec toi !
Dis, on le refera ?
Dis, on le refera ?
Aller dis-le, qu'on le refera !

Les yeux comme des perles au noir des mers de Kang,
Oh merveille tu me donnes la main
Petit bout de beauté
Poésie incarnée
Prisonnier de tes reins, que c'est bon!
Quand tu me tiens tu ressembles à l'amour que j'ai fait autrefois
Que j'ai fait tant de fois
Que j'ai fait avec toi !
Dis, on le refera ?
Dis, on le refera ?
Aller! Jure et susurre qu'on le refera

Tu ignores le vide devant toi
Les vertiges et la peur
Tu connais pas
Perdue dans les soirées
Seule au milieu des loups

Tu t'enfonces
Au bord des précipices
Tu cherches les réponses
Aux abîmes de feu
De la cime tes yeux
A mon âme s'unissent
Tu ressembles au naufrage que j'ai fait autrefois,
Que j'ai fait trop de fois
Que j'ai fait avec toi

Dis, on le refera ?
Dis, on le refera ?
Aller, jure, allez crache
Qu'on le refera!

Tu ignores le vide devant toi !
Les vertiges et la peur
Tu connais pas
Tu ignores le vide devant toi !
Les vertiges et la mort
Tu connais pas
Eveillée, dans la cité perdue,
Au travers de la nuit toi tu vas bien,
Toi tu vois bien en travers la douleur et la mélancolie,
Tout ira bien,
Tout ira bien

Dans la cité perdue,
Au travers de la nuit
Toi tu vois bien
Toi tu vois bien
En travers la douleur
Et la mélancolie
Tout ira bien,
Tout ira bien.

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 2:41

Clandestines

Dans la chambre sans bruit
La nuit nous faisons route
Amoureuses solitaires
Sans regarder derrière
Nous fuyons toutes les deux,
Tu me dis qu'on est folles
Alliées, là dans l'ombre
Tu éclaires
Dans les draps de satin soir
Etaient nos nuits blanches
Toi, tu m'ouvrais la voie,
Moi, je cambrais les hanches
Au brûlant de la peau,
Au puissant des parfums
De la sueur et de l'autre
Comme deux sans abris
Au milieu de l'orage
Sous les coups, sous la pluie
Nous joignons nos visages
Au-delà des réels
Mon amour avec toi,

Allez viens on s'arrache,
Allez viens on se crache !
Evadées, Clandestines Allez viens...
Allez, envoie le corps, au défi du corps à corps
Aller envoie tes rêves aller envoie tes lunes
Allez crame mon âme qui nous brûle passion que nous
Mène l'union aux hallucinations,
Que la peur dans tes yeux fasse monter l' acide jusqu'au bord
De tes lèvres aussi noires que la nuit qui nous emmène
Au large sur des terres sacrées où l'on aime à saigner,
Où l'on aime à s'aimer.
Que l'on meure maintenant dans ce lit, fugitives,
Accrochées à nous-mêmes, perdues et lascives
Que s'arrête le temps! Que continue l'instant !
Et que s'ouvre l'abysse devant toi mon amour
Aller délivre moi du plaisir qui nous ronge
Allez libère toi au violent de nos songes
Allez, transe avec moi sans jamais t'arrêter,
tout nue sous l'orage, je veux te voir pleurer
Hors de moi !
S'évader Clandestines, Dérapées

Et profaner nos chairs


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 2:53

Les condamnées

Nous voila face à face
Pour la dernière fois
Entends tu les sabots
C'est la troupe du Ka


Non non ne pleure plus
Ils ne le méritent pas
Et leur monde est perdu
Puisqu'on est condamnées
Qu'ils ont choisi pour nous
Un jour viendra ou mon amour
On sera libres ce sera beau
Comme un étoile indestructible

Pourquoi pourquoi les innocents
Tombent de l'échafaud
Sans messes ni tombeau
Ecoute ils frappent à la porte
Mais nos âmes enlacées
Sont bien trop loin pour eux
Alors fermons nos yeux à tout jamais
Rejoignons ensemble la liberté

Puisqu'on est condamnées
Qu'ils ont choisis pour nous
Un jour viendra où mon amour
On sera libres ce sera beau
Comme une étoile indestructible
(x2)


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 3:23

J'hallucine

Dans Galad-al-Takfir au coeur Du Galthran
Nous tentons l'évasion dans le feu de la passion
Avec toi
Tu verras
Dans la poussière noire, allez dans les loups
Au milieu des serpents, tu partages le sang
Avec moi
Tu verras.

Dans tes yeux
Y'a la flamme
Y'a le feu
Qui ne s'éteint pas,
Dans tes yeux,
On y voit,
Toujours plus loin,
Dans tes reins.
Perdus dans le désert nous suivons le chacal
Et les tambours shariks nous montrent les chemins
Qui nous mèneront droit au coeur
N'aie pas peur
Quel que soit le combat, tu te relèveras
Du royaume des morts, dragons et mauvais sorts,
A la force de l'âme, sous le chant du Shaman,
Tu vaincras
Si tu crois


Dans tes yeux,
Y'a la flamme
Y'a le feu
Qui ne s'éteint pas,
Dans tes yeux,
On y voit,
Toujours plus loin,
Dans tes reins

J'hallucine

Que s'allume le ciel !
Que se fende la terre !
Devenir éternel.
Retourner la poussière.
Je gravirai les montagnes d'or,
Et le corps dans le corps
Au sommet
Dans le sang unifié,
De tes nuit sans frontière
Je serai la lumière,
Comme une guerrière exaltée
Seule au milieu des loups affamés,
Que les tambours shariks
Nous montrent les chemins
Dans le paranormal
Dans l'animal instinct


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 4:10

Magnificence

Si la grâce avait un nom
Elle porterait le tien
C'est écrit dans nos yeux
C'est écrit dans nos mains
Impossible est l'amour
Possible est de s'aimer
Mais pourvu que toujours
Reste l'Immaculée

Car tu es Magnificence
Même si je veux être seule
tu es Magnificence
même si je n'ai jamais voulu céder
tu es Magnificence
même si je veux marcher seule
tu es Magnificence

Ne baisse pas les yeux
Et laisse les destins
Et le vert et le bleu
Se marient si bien
Mais demain nul ne sait
Tu le dis si bien

Qui sait on s'aimerait
Sous le souffle divin
Car tu es Magnificence
Même si je veux être seule
tu es Magnificence
même si je n'ai jamais voulu céder
tu es Magnificence
même si je veux marcher seule
tu es Magnificence
Si l'amour est un temple
Et qu'il y faut prier
Comme on prierait le ciel
Si l'amour est un temple
Toi tu seras ma religion
Car tu es Magnificence
Même si je veux être seule
tu es Magnificence
même si je n'ai jamais voulu céder
tu es Magnificence
même si je veux marcher seule
tu es Magnificence
Tu es la seule
Tu es la seule

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 4:27

Comme une ombre

Je serai l'accident
Sur le bord de ta route
La larme du poison.
Caché entre les gouttes
Le joueur de pipeau
Fait danser les serpents

Je serai la flamme
Qui s'accroche à la peau,
Tourne autour de ton âme
C'est moi le torero !
Qui remue dans la plaie,
Je serai le couteau.

Rien ne sert de t'enfuir,
Je te rattraperai,
Même en haut de ton empire
Nous viendrons te chercher

Je serai le virus
Va dans le computer
De la foire au pognon,
Je serai le crackeur
Comme une pourriture
Qui ne s'arrête pas
Au royaume du sombre
De pécunia et des rats
Je serai comme une ombre
A chacun de tes pas
Comme une maladie

Qui frappe et qui s'en va.

Tu peux faire ta prière
J'ai fini de jouer
Viens voir dans le désert
Aux mirages éclatés.
Pour le mal
Pour le mal

Le propre et puis le sale,
Le tendre et puis le mal
Qui ne s'arrête pas.
Je serai avec toi ;
La clef et puis la chaîne
Sous le chant des sirènes,
A chacun de tes pas
Je serai avec toi
Le beau et la laideur,

Le sang et puis le coeur
Qui ne s'arrête pas.
Je serai avec toi,
Soleil noir d'orage,
De sagesse est la rage,
A chacun de tes pas
Je serai avec toi
Pour le mal
Que tu m'as fait ;
Pour le mal
Que je te ferai...

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 12:44

Jours étranges

Comme un soleil de fin de siècle
Qui se couche entre tes bras
Demain je m'en irai peut-être
Si tu viens avec moi
Viens
Allons ensemble
C'est un joli soir pour mourir
Et si ta main tremble
Dis-toi qu'il faut juste partir

Moi j'irai tuer mon père
Non je ne suis pas un ange
S'il faut toucher la lumière
En ces jours étranges

On ira voir au clair de lune

Voir si le daymon veut danser
Si dans nos yeux brûle l'écume
De ces océans enflammés
Puisqu'ici les dieux nous condamnent
Au nom de qui au nom de quoi
Viens trouver la paix

Moi j'irai tuer mon père
Non je ne suis pas un ange
S'il faut toucher la lumière
En ces jours étranges

Comme un soleil de fin de siècle
Qui se couche entre tes bras
Demain je m'en irai peut-être
Si tu viens avec moi

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 12:49

Je suis un étranger

Aux rêves de douce Elechos
les enfants de l’exil
des convois en partance
aux politiques asiles
des solidaires ici
ont des airs de désir
la montre à gousset
moi je vole à la tire
valeureux gnome financier
et cynisme au sourire
nous construisons des murs
tu construis l’avenir
dans une villes d’enclave
peur dans les ghettos
sous le chant des esclaves
sous l’envol de l’oiseau

je suis un étranger
l’orage est mon pays
je n’ai pas de monnaie
la route est mon amie

nous civilisations
toi les camps à l'entrée
nous les désillusions
toi le soldat armé
nous trop vieilles cultures
toi hin ouvrière des villes
nous réserver c’est sûr
toi l’enfer de la basse ville
nous les collaborants
des Aëlia en argent
nous les prostituants
toi l’œil du printemps
nous les voleurs de terres
toi fils de tyrannie
de nos putains de guerres

toi boire l’eau des pluies

je suis un étranger
l’orage est mon pays
je n’ai pas de monnaie
la route est mon amie
je suis un étranger
et tel est mon chemin
j’ai brulé les papiers
j’ai partagé mon vin

pour ramasser les poubelles
toi travail aux aurores
nous regarder le ciel
toi courber le corps
a l’espoir à la cave
toi tu coules des sueurs
sous les chants des esclaves
aux profits des sans cœur

tous sans papier
tous sans patrie
tous fils d’un étranger
tous fils de l’incendie
dis pourquoi douce Elechos
je ne vois qu’ignorance
des anamorphosismes à outrance
pays de nos enfances

nous sommes des étrangers
la terre est notre pays
nous n’avons pas de monnaie
la route est notre amie
nous sommes des étrangers
l’orage est notre chemin
faut bruler tes papiers
faut partager ton vin


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 12:51

Menacée mais libre

Y'a ces ombres derrière nous
Y'a ces idées vendues
Y'a ces drapeaux qui flottent
Et des hymnes dessus
Et puis y'a toi mon frère
Oui, toi qui n'y crois plus
Et puis y'a nos prières
Et nos causes perdues
Oui ils nous ont traquées
Comme on chasse les oiseaux

Menacées mais libres...

Y'a la mélancolie
L'amour qui bat de l'aile
Et nous avons vieilli

Les poings montent moins haut
Mais il reste la force
De croire en la beauté
La sève sous l'écorce
De la liberté
Nous marcherons encore
Sous les cieux de tempêtes

Menacées mais libres...

Nous nous en irons fiers
Rejoindre l'éternel
Quand le corps rejoint la terre
Le feu ou l'océan
L'âme marie le ciel
Menacée mais libre


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 12:52

Petit prince

Salut toi l'étoile filante
Ici-bas c'est le petit prince
Entends-tu les sirènes chantent
Le souffle de la fin qui vient

Combien de nuits que je te suis
Et les ailes n'ont pas poussé
Puisque cette nuit c'est écrit
Je m'en vais


Adieu mon elfe perdu
Mais que la paix nous sauve enfin

Oh non ne pleure pas sombre ange
Non ce n'était qu'un mauvais rêve
Mais tu sais qu'en ces jours étranges
Le monde crève

Adieu mon elfe perdu
Mais que la paix nous sauve enfin
Un jour


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Lun 26 Jan - 1:55

Ma petite couturière

Ma petite couturière,
elle est pas haute couture,
mais faut voir quand elle cout
des ourlés à mon cœoeur.
Ma petite couturière,
elle connaît les mesures,
de mon cœoeur éperdu,
là dans la fourmilière.

Des trous dans les tricots,
et les bas qui s'effilent,
au fil du temps tu vois,
passer sur la machine.

Fini les travailleuses,
bonjour les plasticiennes,
l'heure est aux dépensières,
aux abeilles en guêpières.

Faut jeter les bobines,
oui le fil est fini,
du temps des gabardines,
faut laisser ton boulot
pour d'autres ouvrières,
pour d'autres solidaires,
dans d'autres fourmilières,
à d'autres couturières.

Y a des oeœillets perdus,
pendants aux boutonnières,
quand les points de couture,
tournent au point de suture.

En ligne les brodeuses,
c'est le temps des chômeuses,
c'est l'heure de rendre la blouse,
de tremper les mouchoirs.

Habillez les jupons,
sûr en fichu des pailles,
puisque tous les patrons,
nous laissent sur la paille.

Ma petite couturière,
elle est pas haute couture,
elle est prête à porter,
le monde à bout de bras.
Ma petite couturière,
elle connaît les mesures,
de mon cœoeur éperdu,
là dans la fourmilière.

Fini le temps des cerises,
des écharpes pour deux,
dire que même à l'usine,
il faudra dire adieu.

Merci bien mon bon maitre,
merci bien mon monsieur,
de m'en donner toujours,
de quoi pisser par les yeux.

Ils ne parlent pas pour nous,
ils nous vendent l'âme et c'est tout,
ils sont bons qu'à promettre,
et nous bons qu'à nous faire mettre.

Ouais l'aiguille s'est plantée,

dans le cœoeur des copines,
jetez les dès à coudre,
l'avenir s'est cassé.

Les lacets à nos cœoeurs,
les chaînes à nos chevilles,
fini les fleurs en bouton,
planquées dans les bustiers.

Ma petite couturière,
elle est pas haute couture,
mais faut voir quand elle cout
des ourlés à mon cœoeur.
Ma petite couturière,
elle connaît les mesures,
de mon cœoeur éperdu,
là dans la fourmilière.
De mon cœoeur éperdu,
là dans la fourmilière.
Ma petite couturière
Ma petite couturière
Ma petite couturière
Ma petite couturière
Ma petite, ma petite,
Ma petite couturière !

Ouvriers l'ombre est le coeœur de nos vies qu'on a laissées saigner dans le fond des gouttières,
Toujours sur les avenues, les révolutionnaires tendent la main à des gens qui n'en pensent pas moins.
Toujours sur le métal hurlant des machines,
A l'usine elle retourne au charbon
Elle retourne à la mine ma jolie figurine elle rassemble et ressert les boulons.
Elle est pas haute couture elle est prête à porter le monde à bout de bras.
Ma petite ouvrière là dans la fourmilière elle retourne à la lutte.
Puisque tout tourne ici :
oui, oui, à la folie !
Puisque tout tourne ici :
oui, oui, à la folie,
oui, oui, oui, à la folie, à la folie,
oui, oui, oui, à la folie, à la folie...
Dans le suppôt bourgeois,
si c'est plutôt la gnomaille,
qui fait la rébellion,
Notre-Dame de la chair,
ouais si c'est pas l'époque,
où rêvent des camarades,
Ô solidaire ami,
si c'est pas la tendance,
si l'époque est fashion,
tous les soirs au charbon,
quand ça sent la misère,
moi c'est vrai que j'préfère
toujours sur la machine,
ma petite couturière,
elle ressert les boulons.
Dire qu'on en vient à r'gretter,
le travail à la chaîne,
pour des quartiers plus chauds,
pour des quartiers moins chers,
pour des quartiers plus beaux

Ouvrière s'est perdue,
cherche reconversion,
le patron a fermé,
tous les champs de coton !
Le patron a fermé,
tous les champs de coton !
Le patron, le patron, le patron.
Ouais eh eh eh eh...

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Lun 26 Jan - 1:59

Les fils d'ultima

À la fleur de mes nuits
Aux amoureux dans l'incendie
À tes yeux qui salivent
À ces choses qui arrivent
Aux horizons du soir
Pourquoi pas à l'espoir
À ces vins qui tiennent chaud
À nos ivres bateaux
Au plaisir, au désir
De tout quitter sur un soupir
Aux adieux, aux toujours
Aux promesses, aux amours
Aux noirceurs à nos coeurs
Aux lueurs à nos peurs
À ton coeur fatigué
À nos travers, nos libertés
À nos bouches essoufflées
À trop les embrasser
À nos bouches essoufflées
À trop les embrasser

Aux bistrots résistants
Aux alternatifs enfants
A mon Halfeti, aux exfolias
Aux obscurs, à sa Calendula
Aux navires échoués sur les trottoirs condamnés
À ces chants des esclaves
À ces océans sans rivage
Aux enfants d'aëlia
À nous les fils d'Ultima
Aux amours sans chapelle
Aux nuits à bouffer ton fiel
Au coin des abats-jour
Aux armes de nos amours
À nos sangs littéraires
À nous deux, à la terre
Au siècle sans talent
Aux gloires pour des quarts d'heure de temps
À ton parfum de spleen
À s'aimer sous le chant du signe
Au sens des écritures
Au fil des littératures
Aux pays sans frontière
Aux coups de marteau sur les nerfs
Aux armes est oublié

À nous les désespérés
À nos cœurs égorgés
À nos corps embrassés
À nos corps écorchés
À nos cœurs embrassés

Le jour se lève et je ne vois
Que le silence aux horizons
Dans le jardin de mes enfances
Je crois qu'il est mort le pinson
Sûr ça ne sera pas rose
Mais les écorchés voleront
Écarteront le souvenir
D'un pinson dans le lointain
Suivons le chant du vent des plaines
Qui nous mènera au printemps
Mais qui sait sur les chemins
Chanter le chant des partisans
Nous serons fiers, nous serons humbles
Et notre sang sera du vin
Des amours pour soigner la terre
Des infinis contre le rien
Ami viens te joindre à la table
Non c'est pas celle du roi
Les amis sont solidaires
Et mon amour sera pour toi
Les vagabonds des soleils noirs
Loin des villes sans lumière
Gardez au fond un espoir
Celui du loup dans les clairières
Notre étoile a le goût du souffre
Mais elle éclaire comme un millier
De chandelles en processions
Des oriflammes à l'horizon
Ouais levons-nous sous le Voile Noir
Non nous ne sommes pas funéraires
Nous sommes infants de la renaissance

Sous le drapeau des libertaires
Sous le drapeau
Sous le drapeau
Des libertaires
Des libertaires
Des libertaires

*entonne un long chant sépulcral*

Hou wouh hou wou hou...
* le chant enfle et se met à résonner dans l'espace. Les lumières s'assombrissent. *
Hou wouh hou wou hou...
* il occupe tout l'espace d'angoisse, de tristesse et de mélancolie. Les ombres semblent dessiner des silhouettes*
Hou wouh hou wou hou...
* la complainte semble jaillir de partout comme si des spectres avaient joint leurs plaintes damnées à celle de Calendula*
Hou wouh hou wou hou...
* Elle se tait, le chant se poursuit au-delà, quelques secondes encor, puis lentement d'éteint *

* le visage blême d'effroi. Les yeux rivés sur ses mains posées sur les touches du piano *

*se lève silencieuse et ramasse ses feuillets en tremblant. Saisis son sac et se précipite dehors.*


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Lun 26 Jan - 2:05

Radko

Tu pourras bien saigner mon cœur
Jusqu'au cœur de mon âme
Pour y planter la lame
Tu pourras bien Belic
Ouais tu pourras oui déchirer ma chair
Sur la peau en lambeaux
Aller de port en port
Me boire jusqu'à la lie
Quand on couchait la nuit
Jusqu'au lever du jour
Chevauchant des obliques
D'où on ne revient pas
L'amour comme à la guerre
Tu pourras bien jouer encore
Les jeux de ceux qui font brûler l'essence
Qui font hurler silence
Puis qui donnent du sens à nos nuits

Et si l'amour est noir, noir, noir
Aussi noir que Belic
Allez va pour le désespoir de mes nuits chez Belic
Et si s'aimer c'est noir, noir, noir
Si s'aimer c'est Belic
Allez va pour y voir l'espoir de le revoir me dire
Vas-y ressers à boire
Vas-y ressers à boire

Tu pourras bien oui
T'oublier dans les corps
De la nuit aux aurores
Oui dans tant d'autres lits
Tu pourras bien Belic
Bien sûr que je ramperai à tes pieds
Le cœur ensanglanté
De mon âme aveuglée
Qui en redemandera toujours
Un peu plus d'amour
Ouais Radko tu pourras
Oui m'allumer encore
Comme on allume un feu
Pour allumer la nuit
Juste avant de l'éteindre
Belic ne m'éteins pas
Moi je resterai là
Sans un mot, sans un bruit
À écouter les cris
Qu'avec d'autres que moi
Toi tu feras

Belic c'est Raguse
Mais la bêtise en moi
C'est comme une nuit d'amour

Ouais mais sans lendemain
C'est comme faire un sourire
À la vie Belic
Belic c'est la beauté
Belic c'est l'infini
Belic c'est liberté
Belic c'est poésie
Ouais Belic , c'est Belic

Et si l'amour est noir, noir, noir
Aussi noir que Belic
Allez va pour le désespoir de le revoir me dire
Allez ressers à boire
Allez ressers à boire
Allez ressers à boire
Allez ressers à boire
Eh eh eh...

Belic, dans les draps
Pour d'autres que moi
Que tu trouves le port
Ouais Belic, dans les draps
C'est les autres qui sont les rois
Des amours aux mises à mort
Belic c'est Raguse
Mais la bêtise en moi
C'est comme une nuit d'amour
Ouais mais sans lendemain
C'est comme faire un sourire
À la vie Belic
Belic c'est la beauté
Belic c'est l'infini
Belic c'est liberté
Belic c'est poésie

Et si l'amour est noir, noir, noir
Aussi noir que Belic
Allez va pour le désespoir, de le revoir me dire
Et si l'amour est noir, noir, noir
Aussi noir que Belic
Allez va pour le désespoir de la revoir me dire
Et si l'amour est noir, noir, noir, noir
Et si l'amour c'est Belic
Et si c'était si noir, noir, noir
Se soûler c'est Belic
Allez ressers à boire
Allez ressers à boire
Allez ressers à boire
Allez ressers à boire
Allez ressers à boire


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Lun 26 Jan - 2:08

A nos amours

* une lente mélopée au piano. Le rythme est lent, fascinant, mélodieux, et lancinant *

Tes rêves on a vendus
Tes poings ont trop
Serré les clous
A quoi tu penses?
A nos amours

Ces choses que t'as perdues
Au loin le couteau
Lancé vers le vide immense
A nos amours

Le siècle est mort
Mais puisque brûlent encore
Les soleils aux couleurs du sang
De nos amours

Au coin du feu
De tes yeux je me pose
Au gré des proses en testament
Pour nos amours

A nos amours

Quand le ciel s'est éteint à bruler trop
Quand les alcools mènent la danse
De nos amours

Quand la sève a quitté la terre
Les sanglots noyés les quais des ports
De nos amours

Quand les tambours fatigués ne battent plus
Que l'arrivée d'une autre guerre
D'un autre amour

A nos fragiles aux horizons pleurantes

Il parait que l'océan chante
Pour nos amours
Pour nos amours

A nos amours

Tes yeux ont trop mouillé ces navires fous
Qui ne savent plus où jeter l'ancre
De nos amours

Perdu le nord cherche les ports
Perdu le temps et les amis d'avant
Avant les amours

Des miettes bouffées pour des coeurs trop grands
Des navires fous sur l'océan
De nos amours

A nos peines à nos joies
A nos discours
A nos solitudes à nos rires
A nos amours

A nos guerres
Aux fragiles de nos contours
A nos sueurs sur les tambours
A nos amours

A nos étendards
A nous à nos tristes
A la force d'aimer toujours
A nos amours

Au Corps-Dieu à tes yeux
Au brulant du feu
A nos tragiques à nos adieux
A nos amours (x5)

*elle continue de jouer sa mélopée, absente les doigts collés aux touches, comme perdue dans son monde intérieur*

*s'interromp*


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Lun 26 Jan - 2:16

Les meurtrières

* arpège lent à la guitare *

Je suis venue pour te rejoindre,
Toi tu n'as pas voulu me voir,
Pour ce marin sur son navire;
Il sera vieux le port ce soir.

Tant pis nos amours échoués,
Quelle ironie cet Ultima,
L'Amour est juste à accepter
Pas à comprendre.

Les rues sont mortes et moi je meurs
De les voir mortes autant que moi,
Et le vent porte sur les écumes
Des voiliers blancs au fond des quais.

Le regard vers ta ruelle,
Non je n'aurai plus de nouvelles,
Que l'incompréhension des cieux,
Des religieuses perdant le ciel.

Les avenirs perdent futur,
Et les présents jamais ne durent,
Les amours conjuguent au passé,
Quiconque a cru qu'ils s'aimeraient.

Et nous ne nous aimons plus,
Ou du moins nous l'avons perdu
L'indestructible que le temps prend
Plaisir à tuer parfois.

Pourquoi tu veux pas m'parler?
Tu as sans doute tes raisons.
C'est choses dures à accepter
Quand on a perdu la passion.

Alors va pour l'indifférence,
Va pour ces choses qui n'ont de sens,
Que le silence qu'on leur fait dire
Et le blafard dans les sourires.

La nuit s'agite, on est pas quitte,
L'horreur des injures je te jure,
On aurait dû passer tout ça,
Recoudre un peu nos déchirures.

Mais la mémoire non, n'est pas neuve,
Et ma violence n'est pas nouvelle,
Ces écorchures au fond de moi,
Au goût d'enterrement parfois.

Raguse a mis son manteau blanc,
Et moi j'ai rangé mes couteaux,
Un jour, tu sais tu reviendras,
Pour un verre ou quoique ce soit.

Arrête de délirer enfin,
Tu sais qu'elle ne reviendra pas,
Que la forêt a pris le feu,
Puis que l'Amour a dit adieu.


Oh Ultima, au gré des cendres,
Le monde en pleure pour Aëlia,
Et moi qui pleure pour mon Amour,
Je sauterais bien du haut d'une tour.

Bien-sûr la mienne est fille unique,
Mais elle aurait le goût du ciel,
Elle aurait le goût des tragiques....
...Des meurtrières...
...Des meurtrières.

Aux processions du nouveau monde,
Moi j'emmerde la pluie qui tombe,
Je les regarde faire leurs deuils,
Et moi, non, ça ne m'émeut pas.

Mon cœur est pris pas d'autres crimes,
Il est pris par l'Amour de toi,
Et si les tours manquent à Raguse,
Mon amour, toi, tu manques à moi.

Si les amours ne peuvent faire
Je crois jamais marche en arrière,
Je m'en vais comme je suis venue,
Dans un convoi pour un or perdu.

Y a pas de nouvelles de ta ruelle,
Qu'leurs commémoration lugubre,
Puisque ma route est funéraire,
Puisque sans toi est ma lumière.

Au génocide qu'on nous vend,
A nos consciences, les tremblements,
Tu sais tout ça ne m'émeut gère,
Et puis le destin de la terre ?

Elle peut mourir moi je m'en fous,
Puisqu'elle me fait vivre sans toi,
Puisque tout les levers du jour
Sans toi ne se relèvent pas...
...Les meurtrières...
...Les meurtrières.

Le soleil s'incline en silence,
Il me dit que tu manqueras,
Je sais que dans un autre monde,
Il doit s'incliner devant toi.

Le soleil s'incline en silence,
Il me dit que tu manqueras,
Je sais que dans un autre monde,
Oui, qu'il s'incline devant toi.

Allez je saute, j'en peux plus,
Et que les goélands m'emmènent
Où les poètes sont les dieux,
Où les adieux sont les je t'aime.

Voir un peux les villes d'en haut,
Comment ça brille un peu la terre,
Me dire que toi là où tu es;
Tu es une de ces lumières.

Aux processions du nouveau monde,
Et de leurs yeux; la pluie qui tombe,
Je les regarde faire le deuil,
Non, moi ça ne m'émeut pas.

Mon cœur est pris par d'autre crimes,
Il est pris par l'Amour de toi,
Et si les tours manquent à Raguse,
Mon amour, toi, tu manques à moi.

Ultima, au gré des cendres,
Le monde en pleure pour Aëlia,
Et moi qui pleure pour mon Amour,
Je sauterais bien du haut d'une tour.

Bien-sûr la mienne est fille unique,
Bien-sûr qu'elle a le goût du ciel,
Bien-sûr qu'elle a le goût des tragiques...
...Des meurtrières...
...Des meurtrières.


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Lun 26 Jan - 2:20

Les Magnifiques

Ils ont les yeux des funéraires
toujours près à sauter d'un pont
on dirait que toujours misère
et la tristesse sont leurs prénoms
ils sont écorchés dans l'écorce
y a toujours un amour perdu
gravé au couteau dans la sève
de leurs yeux qui ne comprennent plus
ils ont les yeux des mortuaires
et le pas lourd des processions
on dirait que toujours l'enfer
sera toujours dans leurs chansons
ils ont les yeux des trop avides
et puis la force des fragiles
ils ont le partage cupide
de ceux qui s'y partagent trop
dans les cafés pour les corbeaux
de l'amour quand ils jouent l'apôtre
les magnifiques ils parlent trop
et même quand ils ont l'air stupide
c'est d'impudeur qu'ils sont beaux
et de partage qu'ils sont cupides
quand ils se déversent en sanglots
les mots sont souvent inutiles
bien sur qu'ils mentent comme ils respirent
quand ils se jurent des avenirs
car ils savent trop bien ce que l'amour ici
fait à ceux là qui s'aiment
en séparant les corps
elle leur donne pas la mort
elle leur reprend la vie

oui les navires échoués
se ramassent à la pelle
et toi tu leur ressembles
quand tu dis que tu m'aimes
tu finiras bientôt
déchirée par les flots
qu'y noieront d'ouragans
dans tes yeux les sanglots

quand ils s'unissent dessous les cieux
quand ils se bavent par les yeux
ils se parlent de ces amours
qui font faire les tristes chansons
ils ont des airs de religieux
quand ils se disent leurs prénoms
ils se disent qu'ils seront éternels
et pire encore ils le croient
qu'ils emporteront dans la tombe
leur cathédrale sera le monde
puis ils finiront comme tout le monde
oui bien seuls à pleurer pour l'autre
dans le bouillon des déferlantes
dans le tourbillon des pleurantes
dans le mourant des amours mortes
au grès du temps qui nous escorte
ils se déversent, ils me dégoûtent
et pourtant putain qu'ils sont beaux
que même leur bêtise fait bien
oui qu'elle fait bien sonner les mots
qu'on dirait les musiques
que j'ai jamais su faire
qu'on dirait que Luminis
a été fait pour eux

les magnifiques sont magnifiques
quand ils se chantent leurs cantiques

au pont des arts y a des regards
qui font que la vie semble belle
mais la vie est cruelle
et elle bouffera bientôt
les promesses aux promises
par dessus le bateau

oui les navires échoués
se ramassent à la pelle
et toi tu leur ressembles
quand tu dis que tu m'aimes
tu finiras bientôt
déchirée par les flots
qu'y noieront d'ouragans
dans tes yeux les sanglots

les navires échoués
se ramassent à la pelle
ils sont beaux ils sont tristes
quand ils se jurent le ciel
alors ne jure rien
ne dis rien mon amour
et laissons faire la nuit
jusqu'au lever du jour

quand soudain l'un d'entre eux
décide d'en finir
car toujours dans la vie
l'un doit partir avant l'autre
que ce soit par la mort
ou par la gaieté du cœur
ou pour aller voir au port
quelques marins sans cœur
ou pour mieux dans mon cas
pour quelques filles de joie
juste parce que c'est bon
d'être tout seul parfois
eux ils crucifient l'autre
à qui ils on juré Corps-dieu
quand il s'acharne sur son corps
comme s'acharnerait la mort
mais il est déjà mort ça y est
ca y est tu peux partir
à d'autres bras tendus
aller vendre ton sourire
les magnifiques meurent
comme un sanglot perdu
au fond des océans
les corps des disparus

oui les navires échoués
se ramassent à la pelle
et toi tu leur ressembles
quand tu dis que tu m'aimes
tu finiras bientôt
déchirée par les flots
qu'y noieront d'ouragans
dans tes yeux les sanglots

les navires échoués
se ramassent à la pelle
ils sont beaux ils sont tristes
quand ils se jurent le ciel
alors ne jure rien
ne dis rien mon amour
et laissons faire la nuit
jusqu'au lever du jour

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Lun 26 Jan - 2:29

Mazarine


* Sa voix change, mue légèrement, prend quelques rondeurs *


J'aurais aimé t'aimer
t'emmener Mazarine
te suivre à Luminis
te faire voir mon quartier
oui mais je n'ai pas su
attraper le bateau
un instant j'avais cru, moi
voir la mer à Raguse
alors tant pis Mazarine
en tous cas avec toi
alors tant pis Luminis
alors tant pis pour toi
dans les doigts qui a filé
moi je suis sans regret
les pavés de mon quartier
toi t'aurais pas aimé

* sa voix s'éclaircit pour prendre une tonalité plus sèche*

j'aurais aimé te prendre
comme on prendrait la mer
comme on ferait la route
juste pour le plaisir de s'la faire
connaître l'inconnu
se dire que c'est possible
qu'à chaque coin de rue
on peut toucher la cible
qu'on peut se faire la belle
oui jusqu'au bout du monde
et qu'à chaque seconde
on peut trouver l'amour
qu'avec lui rien n'est impossible
qu'avec lui on peut tout faire
des sourires à nos sanglots
et à Raguse la mer

viens on va s'faire Luminis
ouais chez toi ou chez moi
viens on va s'faire Luminis

moi je s'rais Onirienne et toi tu seras toi
on a pas besoin d'Luminis
Mazarine ni d'ailleurs
les pavés de Raguse tu sais
c'est assez pour s'aimer
car Luminis ouais c'est toi
et Raguse ouais c'est moi
c'est la belle et la bête
comme il dit c'est le rouge
et le noir pour qu'un ciel flamboie
amour prends mon amour
et laissons aux Epistas
oui la mort des musées
car mieux que les célestes
et ben oui y a tes fesses
dans lesquelles je me confesse
parce que c'est toi Luminis
parce que c'est toi mon église
parce que c'est toi mon oeuvre

j'aurais aimé te prendre
comme on prendrait la mer
comme on ferait la route
juste pour le plaisir de s'la faire
connaître l'inconnu
se dire que c'est possible
qu'à chaque coin de rue
on peut toucher la cible
qu'on peut se faire la belle
oui jusqu'au bout du monde
et qu'à chaque seconde
on peut trouver l'amour
qu'avec lui rien n'est impossible
qu'avec lui on peut tout faire
des sourires à tes sanglots
et à Raguse la mer
et à Raguse la mer !


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Lun 26 Jan - 2:37

Lizaï

Me laisse pas, Lizaï
Dans ce triste bistrot
Au milieu des tempêtes
J’ai trop mal à la tête

Me laisse pas, Lizaï
Entouré de cadavres
Enterré d'horizons
Qui ressemblent à des murs, elle est où l'aventure ?
Elle est où l'aventure?

Dis pas qu'c'est fini, Lizaï
Qu’on a plus rien à s'dire
Que c'est tant pis
Qu'y a plus rien à écrire
Qu’y a plus rien à s'aimer
Plus rien à découvrir

Que t'as perdu l'envie Lizaï
Et qu't'as l'envie d't'enfuir
Qu’t'as perdu le sourire,
que t'as plus qu'des soupirs
Ca s'perd pas le sourire

Ca s'oublie seulement
Puis ça reviens un jour
Avec le temps

T'es trop jolie, Lizaï
Bien plus jolie que Luminis, Lizaï
Bien plus belle que la nuit
Plus jolie qu'une draï
Plus jolie qu'les enfants du paradis

Puis t'es si bonne, Lizaï
Avec tes seins qui pointent
Comme les cathédrales, on dirait Notre-Dame
On dirait des ptits clochers

Mais j'suis pas sainte tu sais
Moi j'fais que des chansons pas gaies
Et tu le dis si bien
Que c'est pas un métier
De chanter l'horizon
Puis qu’il faut une maison, y’a pas besoin de maison

Quand on a l'horizon

Et si tu veux, Lizaï
J’me trouverai un boulot

J'srai banquier s'il le faut
Et j'te gagnerai du fric

Et on ira voir loin ailleurs
Dans la cale d’un bateau
Clandestins, réfugiés
Voler jusqu'aux cieux

Parce que t'aimes bien danser
Parce que j'aime bien chanter
Parce que j'aime regarder
Ta jupe qui fait tourner
Mon monde entier
Dans la ville aux lumières
Sûr qu'on pourra se refaire
De l'amour à bouffer nos cœurs en entiers

Me laisse pas Lizaï
Le bistrot va fermer
Réveilles-toi
Ouais c'est nous les pourris
Ouais c'est nous les maudits
Ouais c'est nous les paumés

Réveilles-toi Lizaï
La patronne va nous j'ter
Ouais c'est nous les pourris
Ouais c'est nous les maudits
Ouais c'est nous les désespérés

Allez salut Lizaï
Allez salut Lizaï
Me dit pas qu'j'suis finie
Que j'suis là comme un con à parler aux statues
Auxquelles j'ai jamais cru

Allez, salut Lizaï
Allez, salut Lizaï
Y'a le Satin qui sourit
Dans mon coeur y'a l’envie
Allez salut Lizaï
Y'a l'satin qui sourit
Dans mon coeur y'a l'envie
Y'a l'satin à Sarmath
Y'a l'satin à Sarmath

Y'a l'satin à Sarmath
Y'a l'satin à Sarmath


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Lun 26 Jan - 2:44

Faut s'oublier

Entre le marteau et l’enclume
Entre la rue et la fortune
Entre les tristes du trottoir
Entre le vent et l’illusoire
Entre les coups de rang et le ciel
Les tourtereaux les tourterelles
Entre les carrioles sur leur terre
Entre tes os et puis ma chair
Entre nos corps et puis nos cœurs
Entre ton rire et puis mes pleurs
Entre les chats blancs les chats noirs
Entre les verres et les comptoirs
Entre l’ivresse et les sanglots
Entre les caresses et les crocs
Les passants miséricordieux
Entre les fois et le Corps-dieu
Entre nos crimes et puis nos cris
Et c’est fini les infinis
Entre la cuillère et la néraïne
Sur les boulevards vont nos narines
Entre nous deux
Entre les feux
Entre les non dits de tes yeux
Entre les coups
Entre les clous
Entre les fous
Puis entre nous
Entre le Exfolia et Morteciel
Ce qui nous blesse ce qui est miel
Entre les fêtes et les défaites
Entre les temps et les tempêtes
Entre les je t’aime et les mots
Qui font chavirer nos bateaux
Entre l’océan et la plage
Entre la plume et puis la page

Faut s’oublier
S’évader
Se réchauffer
Avec des mots d’amour
S’oublier
Se déchirer
S’embrasser
Comme au dernier jour

Et si ce règne des choses
A bouffer jusqu’aux overdoses
Oh mais ces deux là sont faites
Puisse que s’aimer jamais ne coûte
Dans la rue aux mauvaises étoiles
Sur les avenues sous le noir voile

Les ivrognes aiment bien naviguer
Comme des soleils au champ de blé
Et si nos yeux aiment bien pleurer
C’est parce que nous nous aimons nous aimer

Faut s’oublier
Faut s’évader
Faut s’embrasser
Comme au dernier jour
Faut s’oublier
Nous déchirer
Nous réchauffer
Avec des mots d’amours

Entre les deux amants
C’est la vie qui s’incline
S’ils n’ont pas d’argent
C’est la pluie orpheline
Et ils font les enfants
Qui sauveront le monde
Des futurs au présent
Puisse qu’à chaque seconde
Ils se disent des choses
Qui font tourner les terres
Il y a jamais de pauses
A leur chant des mystères
Ils sont beaux ils sont laids
De leurs cheveux plein de poux
Et pour qu’ils sont beaux
Ceux qui n’ont pas de dessous
Et si toi tu veux avec moi
Oui danser comme eux
Sur les toits sans l’abris
Avec moi si tu veux
Devenir roi du ciel
Toi reine d’un jour
Au lever du soleil
Pour sauver notre amour

Faut s’oublier
Faut s’évader
Faut s’embrasser
Comme au premier jour
Faut s’oublier
Se déchirer
Se réchauffer
Avec des mots d’amour
Faut s’oublier
Nous évader
S’embrasser
Comme au premier jour

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Lun 26 Jan - 2:54

Fin des  mondes

Des dettes pour les mignons
les sourires du pognon
sur les quais
des villes épuisées
toi tu cherches du blé
pour tout payer
une vie à crédit
t'as le cœur dans la suie
morteciel
non, c'est pas Aëlia
c'est les rue de Vilebas
oui c'est la chaîne
des abonnements aux choses
t' as vu qu'est ce que ça cause aux gens la merde
pour des exfolias sans roses
ils peuvent vendre mes proses
je les emmerde
quelques maîtres banquiers pour des millions de noyés
dans les rues moroses
tous ces gens qui ont des rêves
ces gens qui ne soulèvent que la croix sur leur dos
pour vivre, faut payer
pour s'aimer, faut payer
pour mourir, faut payer
puis faut des pécunias pour bien nourrir la panse
du souffre spéculé
eh bien, qu'ils crèvent tous puisqu'ils en veulent encore nous voir courber l'échine
ici même l'espoir à le goût, il faut croire, du règne des machines

si c'est la fin des mondes
si c'est l'enfer
si t'as le cœur qui tombe
plus bas que terre
si c'est la mort des rêves
si tout n'est que poussière
tu sais bien quand on crève
qui nous attend, les vers
dis, t'es pas révolté
de voir nos terres
toujours le champ de blés

la culture des misères

quai des artistes, j'vois des bateaux
dis comment sécher nos sanglots
s'évader au lever du jour pour nos amours au long des flots
des navires sur les champs de blés
j entends crier l'hinanité
allez viens, on va s'faire une bière pour exploser nos découverts
doigt levé alors qu'à quarante
ces univers au fond des fentes
j'emmerde Les Associés et les autres
dit Corps-dieu le pognon, tous les apôtres
on vend nos paumes à crédit aux financiers aux boîtes de nuits
puisque nos chairs sont aux enchères, qu'on a baisé la terre

c'est la guerre mon amour

aux vagues important des pays
aux grands patrons du tout pourri
À mon amour dans son trépas
aux licenciés dans l'Ultima
au viol collectif des cultures
aux cendres dans la nature
aux fils des décimant des campagnes et les enfants à nos compagnes
aux laissés sur les bas côtés
ok, c'est des cours des marchés
au grès des chômeurs, des enclaves et nos amours au fond des caves
aux dictatures de nos quartiers, ta vie de merde sur ce portrait
aux anamorphiques donnons leurs culs, travailler plus, travailler plus
au peuple dansant, pauvres cons, tous à bander pour du pognon
pour des tyrans de la finance, pour des guignols dans la danse
des collabos communiquant, des transactions sérénissimes
il faudra leur couper les couilles et puis tant pis s'ils sont cool
histoire de financer les fleurs
qui seront là pour un meilleur
tant pis s'il faut tout détruire, si Elechos il faut reconstruire
camarade banquier tu peux mourir, moi je pisserai sur ta tombe
et j'y ferai l'amour à ma blonde

Baise-moi, baise-moi,
c'est la guerre mon amour !

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Lun 26 Jan - 2:56

Aux encres des Amours

* mélodie douce et claire au piano, tristesse *
Toi tu dis fuis moi je te suis
moi je dis suis moi je te fuis
si cet écrit s'arrête ici
oui nos amours, mélancolie
devant la porte des adieux
moi je soupire toi t'es sourire
en secret mon cœur amoureux
fais moi l'amour mais sans le dire
toi tu disais prends garde à toi
nos comédies virent au tragique
si l'amour est un opéra
c'est parce qu'il doit rester comique
pas de ces stupides béantes
pour se montrer comment qu'on s'aime
faut des sourires en déferlantes
y a trop d'amour dans les je t'aime

* le rythme est comme un long flux et reflux *
aux encres des amours
les navires se déchirent
on croit qu'on s'aimera toujours
avant de voir l'autre partir
avant de voir l'autre s'enfuir
dans les bras d'un autre navire
mon amour tu sais que j'ai beau fuir
mon amour je t'aime à mourir

toi tu dis fuis moi je te suis
moi je dis suis moi je te fuis
si nos destins se séparent ici
oui nos sourires, mélancolie
si c'est notre dernier tango
si c'est notre dernier soupir
puis si c'est notre dernier mot
fais moi l'amour mais sans le dire
toi tu disais prends garde à toi
y a des couteaux dans nos sourires
si l'amour est un opéra
si se conjuguer c'est s'écrire
que reste-t-il des imparfaits
de nos présents, de nos futurs
dans la fosse les corps de ceux
qui recherchaient une aventure

quand elle m'a crié la sentence
je crois que j'ai pas bien compris
mes pulsations en longs silences
nos respirations en sursis

écrites aux encres des amours
y a des rasoirs sur les velours
qui sous le pli de la tendresse
nous rappellent à ceux qui nous laissent

aux encres des amours
mais nos amours ont jeté l'ancre
on croit qu'on s'aimera toujours
mais toujours en condoléances
s'écriront les derniers voyages
de ceux qui s'y sont vus trop grands
de ce navire gonflant la liste
des disparus des océans

* monte en intensité *
aux encres de amours
les navires se déchirent
on croit qu'on s'aimera toujours
avant de voir l'autre partir
avant de voir l'autre s'enfuir
dans les bras d'un autre navire
mon amour tu sais j'ai beau fuir
mon amour je t'aime
... à mourir * sa voix s'assombrit *

* piano tango, le timbre grave *
amour je t'en prie reviens moi
toi qui sait faire mes yeux sanglots
puis si mon cœur en a dit trop
puis si l'amour est un faaardeau
toi tu dis fuis moi je te suis
et moi je suis triiiiste sans toi
et moi je suis la triiiiste morte
là tout seul dans mon opéra

* tango lourd, le regard enflammé *
allez tue moi mon amour
allez tue moi qu'on en finisse
mets le couteau dans le velours
allez fais moi de ces sévices
laisse moi mourante sur le sol
puis s'il faut rendre l'amour fol
laisse moi ivre morte d'amour
pour s'aimer comme au dernier jour
allez tue moi mon amour
allez tue moi qu'on en finisse
mets le couteau dans le velours
allez fais moi de ces sévices
allez tuue moi mon amouuuur
oui mon amour allez tue moi
oui mon amour allez tue moiiiiiii
allez tue moi !

* Continue de jouer, les doigts lourds sur les touche *

* S'interrompt brutalement, le regard sombre empli de passion*


Dernière édition par Theyr le Lun 2 Mar - 18:07, édité 3 fois

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