Calendula - Textes - Damian Saez

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 17:00

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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 17:46

Putains, vous ne m'aurez plus

Amis, prend ma lanterne car j'ai perdu ma flamme ,
Mon amour est parti,
Elle a jeté mon âme à bouffer au néant
Me laissant le cœur vide elle a fait des fertiles des averses.
L'aride et l'horreur du monde n'est rien en comparaison
A ce que l'amour fait à ceux qui dans l'union
Pensent oublier un peu qu'on est triste ici bas
Et qu'ici solitude est le dernier repas
Elle avait les yeux noirs desquels on voit du bleu
Qu'on prend pour l'océan dans lequel on voit dieu
Qui font toucher du bout des doigts les horizons
Et toujours à la fin on est seul au milieu des vagues de sanglots
Et du sel dans la gorge
Et du sel sur la plaie de ce cœur tatoué à son nom
Que l'on crie au fond des verres de vin
A se dire que la vie oui n'était qu'une putain
Amis regarde moi j'ai le cœur qui renverse,
La mémoire de ses yeux qui me colle à la peau
Et dans les bars du port je cherche magie noire
Pour délivrer mon corps du sort qu'on m'a jeté
Et le sourire des filles non ne me fait plus rien
Et je commence à croire que les hommes qui on prit d'autres hommes pour amour
Ont réglé la question
Après tout dis-moi qu'est-ce qu'elles ont de plus que nous?
Si ce n'est cette force qui fait qu'elles vous oublient
Cette horreur au fond d'elles
Ouais à ce monstre qui crie

Quand elles vous font l'amour tu sais qu'elles oublient pas
Qu'il n'y a qu'à la nature qu'elles ne tiennent paroles
A tous ceux dans leurs bras qui sont fait prisonniers
J'ai l'âme solidaire et puis ma sympathie
A ces fous qui comme moi finiront pas la nuit
Je vous le dis putain putains vous m'aurez plus
Eh eh eh eh ehe
Que je meurs a l'instant si l'envie me reprend
De remettre ma tête dans la gueule du serpent
De me laisser encore crucifier le cœur
Pour un joli sourire au parfum de leur fleur
Marguerite ou tulipe et de rose a lilas
Tu sais l'ami pour moi elles ont toute ici bas
Quand elles vous montrent au ciel
Qu'elles vous disent qu'elles vous aiment
Elles ont toutes pour moi l'odeur des chrysanthèmes
Adieu les gentilles
Adieu les j'en pleur
Adieu les maudites qui ont pris ma lueur
Qui ont jeté dans le noir mes yeux
Et puis les tiens contre le chant du cygne
Et la beauté qu'elles crèvent
Toutes ! j'en peux plus de ces jeux qui nous tuent
J'en ai marre de ce cœur mon dieu qui ne bas plus
Et qui toujours s'incline au pied de fausses blondes
Qui nous mènent à la cime qui nous trainent à la tombe
Eh eh ehh ehe
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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 17:53

Jeunesse Hin Lève-toi !

Comme un éclat de rire
Vient consoler tristesse
Comme un souffle avenir
Viens raviver les braises
Comme un parfum de souffre
Qui fait naître la flamme
Jeunesse Hin lève toi

Contre la vie qui va qui vient
Puis qui s'éteint
Contre l'amour qu'on prend, qu'on tient
Mais qui tient pas
Contre la trace qui s'efface
Au derrière de soi
Hin lève toi

Moi contre ton épaule
Je repars à la lutte
Contre les gravités qui nous mènent à la chute
Pour faire du bruit encore
A réveiller les morts
Pour redonner éclat
A l'émeraude en toi

Pour rendre au crépuscule
La beauté des aurores
Dis moi qu'on brûle encore
Dis-moi que brûle encore cet espoir que tu tiens
Parce que tu n'en sais rien de la fougue et du feu
Que je vois dans tes yeux ?
Jeunesse Hin lève toi !

Quand tu vois comme on pleure
A chaque rue sa peine
Comment on nous écoeure
Perfusion dans la veine
A l'ombre du faisceau
Mon vieux tu m'aura plus !
Ami dis quand viendra la crue

Contre courant toujours sont les contre-cultures,
Au gré des vents leurs gueules de vide-ordures ?
Puisque c'en est sonné la mort du politique,
L'heure est aux rêves
Non aux Anamorphiques !

Pour faire nos races
Un peu plus équitables,
Pour faire de la poussière

Un peu plus que du sable
Dans ce triste territoire
Tu sais un jour ou l'autre
Faudra tuer le père
Faire entendre ta voix
Jeunesse Hin lève toi !

Au clair de lune lointain
Toujours glisser sur la vague
A l'âme
Au creux des reins
Faut aiguiser la lame
Puisqu'ici il n'y a qu'au combat qu'on est libre
De ton triste sommeil, je t'en prie libère-toi !

Puisqu'ici il faut faire des bilans et du chiffre
Sont nos amours toujours au bord du précipice,
N'entends-tu pas ce soir chanter le chant des morts
Ne vois tu pas le ciel à la portée des doigts ?
Jeunesse Hin lève toi !

Comme un éclat de rire
Vient consoler tristesse,
Comme un souffle avenir
Vient raviver les braises
Comme un parfum de souffre
Qui fait naître la flamme
Quand plongé dans le gouffre on sait plus où est l'âme
Jeunesse Hin lève toi !

Contre la vie qui va qui vient
Puis qui nous perd,
Contre l'amour qu'on prend qu'on tient
Puis qu'on enterre
Contre la trace qui s'efface
Au derrière de soi ?
JEUNESSE HIN SOULÈVE-TOI !

Au clair de lune Lointain
Toujours glisser sur la vague
A l'âme
Au creux des reins
Faut aiguiser la lame
Puisqu'ici il n'y a qu'au combat qu'on est libre
De ton triste coma, je t'en prie libère-toi !
Puisqu'ici il faut faire des bilans et du chiffre
Sont nos amours toujours au bord du précipice,
N'entends-tu pas ce soir chanter le chant des morts
A la mémoire de ceux qui sont tombés pour toi
Jeunesse Hin relève toi...


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 18:12

Gitane

Y a une époque on écoutait les poètes,
y a une époque volutes dans les cafés,
y a une époque on était solidaires.
Je vis sous le Voile.

Y a une époque on était rouge au cœur,
ouais sans parti mais partisans de l'âme,
y a une époque on était bleu des flammes.
Je vis sous le Voile, Je vis sous le Voile.

Supprimées nos éducations
toujours entre le blé et le pognon.
Les mômes ne rêvent plus de marcher sobre la Loonia,
ils rêvent de savoir comment s'faire d'la pécunia.

Y a une époque les filles avaient le poing levé
aujourd'hui c'est plutôt culotte baissée.
Quand je serai grande moi j'srai poupée... pinocumettable
pour des millions à se branler sur mon âme sous le Voile.

Y a une époque on rêvait d'autre chose,
autre chose que des Dieux des communautés.
Aujourd'hui c'est tous différents dans la même merde,
aujourd'hui c'est chacun sa gueule et j't'emmerde.

Y a une époque on avait feu des idées,
y a une époque on osait liberté.
Aujourd'hui on ose plus que sauver son cul
en marchant sur celui d'à côté.

Y a une époque Luminis c'était Luminis,
y a une époque les filles étaient jolies,
y a une époque quoi te dire, on rêvait,
y a une époque nos luttes, dans les cafés.

En cendres au fond d'un cendrier,
bébé y a quelque chose de louche
toi tu rentres plus dans les bars,
t'es partie dans la fumée.

Quand on se partageait la flamme,
toi et moi, de bouche en bouche.
Et nos bouches orphelines
qui ont plus rien à sucer
qu'à mouiller dans le vide
bébé tu m'as laissé tout seul.
Tu sais me manqueront toujours
ces nuits où tu disais
allume-moi, allume-moi,
fais moi venir entre les lèvres
et puis brûler à planer jusqu'à mourir dans la bouche
jusqu'à mourir dans la bouche, jusqu'à mourir, jusqu'à mourir ..
A la lumière de nos amours
comme un mégot sur du velours
en cendres au fond d'un cendrier,
il faudra bien mourir et me finir entre tes lèvres,
quand dans le ciel on se soulève
contre la gravité du monde,
mon amour quand tu tires,
quand tu fais brûler l'oxygène,
quand tu fais du bien dans la veine,
quand tu consommes et tu consumes,
quand on parle avec Corps-Dieu,
quand de nos feux c'est l'extinction
de l'incendie à l'horizon,
quand j'ai plus le choix que m'éteindre, rallume-moi, rallume-moi, rallume-moi, rallume-moi..

T'es ma p'tite contine, t'es mon souffle et mon air, t'es mon allumeuse, quand tu creuses ma tombe.
T'es ma p'tite contine, t'es mon souffle et mon air, t'es mon allumeuse, quand tu creuses ma tombe .
quand je te prends quand je t'allume toi tu veux que j'avale, quand t'as le feu au bout de toi, toi tu dis j'ai pas mal.
Quand je te prends quand je t'allume toi tu veux que j'avale, quand t'as le feu au bout de toi, toi tu dis j'ai pas mal.

Dans la violence de nos amours, sûr, en mégot sur du velours nous partirons dans la fumée, mon amour les yeux fermés.
Je te respire et tu m'inspires jusqu'à nos expirations ..
Où allons-nous, le savons-nous, non sûrement pas en Elechos.
Mon amour dans les lieux publics on a viré délinquance, finies les soirées enfumées et les gitanes qui dansent.

Et les gitanes qui dansent, et les gitanes qui dansent ..
Je vis sous le Voile (x4)
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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 18:18

Quand on perd son amour

Quand on perd son amour, c'est l'amour qui nous perd
De Luminis à Exfolia, oui, c'est toujours Sombrespoir
La rivière et la mer qui n'ont plus d'estuaire
C'est les inséparables qui soudain se séparent
C'est comme se retrouver à dormir dans les gares
Quand la nuit est la nuit et la nuit pour toujours
Non, le jour n'est plus jour quand on n'a plus d'amour

Quand on perd son amour, c'est les autres qui rient
Qui sont contents enfin de nous voir, nous aussi
Comme ils l'ont tous été dans leur vie une fois
Comme un fou qui saigne, accroché à la croix
Quand on perd son amour, c'est l'amour qui nous crie
Tout le malheur du monde à réveiller la nuit
Notre cœur qui sait plus comment battre tout seul

Vaut mieux perdre la vie que perdre son amour
Vaut mieux ne plus penser que d'y penser toujours
Vaut mieux jamais aimer que d'aimer pour toujours
Mieux vaut mourir de mort que de mourir d'amour

Quand on perd son amour, c'est toujours une fille
Qui a fait monter des marées de sel à vos pupilles
Faut pas leur en vouloir, ce ne sont que des filles
Et que bien trop souvent, elles oublient d'être gentilles
Car si l'homme est chien, c'est qu'il est plus fidèle
Plus fidèle à des chattes qui se feront la belle

Les filles, c'est comme la mer, ça dépend de la lune
Ca va et ça revient s'écraser sur la dune
Faire des châteaux de sable, de la boue dans vos mains
Et donner l'illusion à qui prendra leurs reins

Quand on perd son amour, c'est qu'on a trop aimé
Qu'on s'est trop aimé soi, soi dans l'autre opposé
C'est qu'on a trop aimé, oui, l'idée d'être aimé
Qu'on a aimé l'amour, l'amour à s'aveugler
Et qu'on n'a pas vu l'autre aller aimer un autre
Et qu'on n'a pas vu l'autre à soi qui s'en allait
Sûr, l'enfer c'est les autres, sûr, l'enfer c'est les autres
Sûr, l'enfer c'est les autres et l'enfer c'est t'aimer

Vaut mieux perdre la vie que perdre son amour
Vaut mieux ne plus penser que d'y penser toujours
Vaut mieux jamais aimer que d'aimer pour toujours
Mieux vaut mourir de mort que de mourir d'amour

Quand on perd son amour, c'est bien plus que l'on perd
C'est un jour en été pour des siècles en hiver
Tous ces verbes au futur qu'on conjugue au passé
Quand on perd son amour, on perd l'humanité

Quand on perd son amour, c'est le monde qui s'écroule
Quand on n'est plus qu'à soi au milieu de la foule
Quand on perd son amour, c'est l'amour que l'on perd
Quand on perd son amour, on perd l'humanité
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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 18:40

J'aime regarder les filles pleurer

Qu'elles soit Elfiques ou Humaines,
petites hins ou gnomettes aux bonnes manières,
qu'elles viennent de l'archipel de Kang ou du fond de la Tripolitaines,
qu'elles aient le cheveu roux ou la peau noire,
qu'elles soient indiennes ou filles d'un soir
quand elles ont du Triste à l'âme, quand elles sont belles à se pendre.

Qu'elles soient riches de l'âme ou pauvres de l'esprit
de bonne famille ou bien des rues,
qu'elles s'appellent Philomène ou Églantine,
qu'elles aient des allures d'ombres de Mazarine.

Quand elles sont seule au bar qu'on dirait des nonnes
qui ont perdu l'église, qui ont plus rien que des hommes
pour espérer rencontrer le Corps-dieu,
pour éponger la bruine à leurs yeux ..
Moi j'aime bien regarder,
regarder les filles pleurer ça me rend gai.

*un rictus à la bouche. Le regard torve*

Qu'elles aient le cerveau de pas grand chose,
qu'elles soient littéraires, philosophes à leurs heures,
quand elles prennent l'orage, qu'elles me ressemblent un peu,
quand elles sont toutes fragiles comme une eau qui dort.

Quand elles vendent leur corps pour quelques sous,
quand tu mets la forme qu'elles disent oui à tout,
quand elles croient qu'elles sont libres, quand elles se donnent
dans les bras du Malin, quand elles s'abandonnent.

Qu'elles soient d'Aëlia ou de Raguse, de Aréna
qu'elles soient de celles qui ne pleurent plus,
qu'elles traînent au soleil de Trista,
qu'elles jouent les marquises des nuits, les filles prêtent à tout.

Qu'elles soient paysannes ou fille du sinistre,
ouvrière éperdue dans la fourmilière,
qu'elles travaillent à l'usine, qu'elles soient filles de l'air,
qu'elles aient les mêmes allures de putes que leur mère ..

Moi j'aime bien regarder,
regarder les filles pleurer ça me rend gai.

*un rictus à la bouche. Le regard torve. Sort une dague de son fourreau*

Dans les villes, dans les campagnes
moi je vais comme un assassin en campagne
et je taille au couteau des sourires
sur les joues des princesses.

* le dessine de la lame joignant le geste à la parole *

Moi je suis qu'un pauvre gars, ils m'appellent l'idiot
celui qui fait peur aux bêtes, qui fait mal aux oiseaux.
Mais faut pas croire, tu sais moi j'suis pas méchant
j'ai juste l'air maladroit, je sais juste pas comment
faut leur parler aux filles, faut leur parler aux filles ..
Moi quand je vois les larmes leur tomber la joue,
moi quand je vois les larmes leur tomber la joue,
moi j'voudrais leur dire qu'elles sont belles,
et qu'il faut pas qu'elles pleurent pour un idiot
puis faut qu'elles arrêtent d'êtres connes
et de tomber toujours amoureuses
de celui qu'il faut pas et que moi, si elles voulaient, moi,
moi j'serais toujours gentil avec elles
mais les filles elles aiment pas qu'on soit gentil, elles aiment pas.

* le regard vide, la bouche béante*

Alors moi dans les villes, dans les campagnes
moi je vais comme un assassin en campagne
et je taille au couteau des sourires
sur les joues des princesses.

Oui dans les villes, dans les campagnes
moi je vais comme un assassin en campagne
et je taille au couteau des sourires
sur les joues des princesses.


* le dessine de la lame joignant le geste à la parole *

Quand elles sont seules au bar ou sur les trottoirs,
crucifiées par des siècles d'histoires,
quand on regarde un peu plus près,
c'est sûr qu'on peut se dire
que c'est elles qui ont porté
et qui portent la croix du monde .. Sur leurs ailes.


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 18:49

Marguerite

Quand j'ai vu Marguerite,
j'me suis dis quel prénom étrange,
puis c'est pas vraiment la saison à faire l'amour dans les champs.
Moi mon cœur est chrysanthème et mon âme est triste.
Quand j'ai vu Marguerite,
Marguerite m'a dit « t'approche pas trop de moi »
moi j'ai pas écouté tu vois,
et j'suis là comme une con à effeuiller les pétales de Tulipe,
de Camélia, de Rose et puis de Lila.
Quand j'ai vu Marguerite
j'me suis dit elle sort d'où celle-la puis
c'est quoi c'prénom à la con sorti du fond d'un autre temps
et puis moi j'aime pas bien les fleurs et puis j'aime pas ce qui sent bon.
J'préfère les pétards aux pétales et un peu la boisson.

Marguerite c'est mes coups d'jus,
c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues,
c'est pas vraiment un bon coup mais c'est dans l'mille à tous les coups.
C'est comme un parfum de nocturnes qui auraient l'goût des levers du jour,
parce qu'elle elle dit jamais « je t'aime »,
parce que sans équivoque aucune, la liberté au bout des doigts,
entre le marteau et l'enclume, c'est la luciole au fond des nuits,
c'est comme rouler sans le permis.

Marguerite, la Marguerite, la Marguerite, la Marguerite..

Quand j'ai vu Marguerite, ça m'a fait comme un bras d'honneur,
l'insoumission qui dit « je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit »,
comme un doigt levé bien haut à tous les Dieux, tous les suppôts,
c'est l'solidaire des travailleurs puis c'est la liberté du cœur.
Quand on va pointer à sa porte, sûr qu'on est tous un peu chômeur,
et moi qui suis là comme un con à effeuiller les pétales de Tulipe,
de Camélia, de Rose et puis de Lila.
Marguerite elle est belle comme un accident d' carriole,

comme une char lourd que rien n'arrête,
Marguerite elle est folle et c'est vrai que moi j'aime bien quand elle fait voler les assiettes,
quand elle me fait péter les plombs, qu'elle dit qu'elle aime pas mes chansons.

Marguerite c'est mes coups d'jus,,
c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues,
c'est pas vraiment un bon coup mais c'est dans l'mille à tous les coups.
C'est la luciole au fond des nuits oui sur la joue source la pluie.
Marguerite c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches.
C'est comme un convoi, oui, qui s'égare mais qui s'arrête pas dans les gares.
C'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis.

Marguerite c'est pas la bonne mais putain qu'elle est bonne !
Presque aussi bonne que Mazzy, en un peu moins putain aussi.
J'en ferais bien ma religion, j'en ferais bien mon horizon,
c'est sûr que j'peux mourir demain, tant qu'elle m'habite entre ses reins.

Elle est comme un bateau d'pirates , comme un chien qui a mal à la patte.
Marguerite elle a l'goût d'la mer, elle a la fraîcheur des rivières,
elle a l'ivresse de la vodka, la folie de la tequila, elle est un peu Braj, un peu Karnate aussi.
Elle est tout c'qu'on veut qu'elle soit, tous les possibles au bout des doigt.
Elle t'emmène d'l'autre côté d'Elechos juste quand elle ouvre les paupières.

Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudres,
Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre.

Marguerite c'est mes coups d'jus ,
c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues.
C'est pas vraiment un bon coup mais c'est dans l'mille à tous les coups.
C'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis.
Marguerite elle est belle comme un accident de carriole,
comme un char lourd que rien n'arrête,
Marguerite elle est folle et c'est vrai que moi j'aime bien quand elle fait péter les assiettes,
quand elle me fait péter les plombs, qu'elle dit qu'elle aime pas mes chansons.
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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 18:52

Usée

Usée par les hommes
Par le bruit qui rend fou
Usée par la vie
Par les hurlements
Usée par le silence
Usée par le vent
Usée par l'oubli
On oublie pourtant
Qu'un jour on s'est aimé,
Qu'un jour on a vécu,
Que la vie est passée,
Que le passé n'est plus
Qu'un jour on s'est aimé
Que ce jour n'est plus
Qu'une postérité
Noyée dans l'inconnu

Usée par un monde
Qu'on ne comprends plus
Qu'on a jamais compris
Mais qu'il continue
A tourner encore
A tourner toujours plus
A faire tourner la tête
A nos âmes perdues
A nos cœurs qui appellent
Et hurlent au secours
Mais non y a plus de ciel
Et non, y a plus d'amour
Et plus que des troupeaux
Des vendus, des vautours
Des vendeurs de merveilles
Des joueurs de tambours

Usée par l'avenir
Le Voile s'est déchiré

Usée par un meilleur
Qui ressemble au pire
Et oui, ça fait mal au coeur !
Usée par l'ironie
Qui tua ma jeunesse
Usée par la comédie
Usée par les promesses
Usée par la folie
Usée par le dégoût
Usée d'être incomprise
De marcher à genou
Usée par l'usure
Usée par les regrets
D'avoir fui l'aventure
D'avoir fui la beauté
Te voilà qui revient
Te voilà toi mon frère
Qui me dit prends ma main
Marchons vers la lumière

Et le coeur plein d'espoir
Et le coeur infini
On oublie qu'il fait noir
Alors enfin on vit
Et loin de leur tambours
Et loin de l'inhumain
On redevient fous à chaque matin
Un jour on s'est aimés
Et ce jour c'est demain
Un jour d'humanité
Un jour de gloire
Un jour on s'est aimés
Et ce jour c'est demain
Un jour d'humanité
Un jour d'humain


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 19:01

Je suis perdue

Je marche dans les villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien
Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien
Pour oublier un peu que toi, tu n'es pas là quand Sombreciel se fait rude
Que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude
Je marche sous des cieux qui me rappellent un peu la couleur de ta flamme
Quand le rouge et le bleu donnent aux amoureux des beautés océanes
Moi, je fuyais l'amour parce que j'avais trop peur, oui, trop peur d'en mourir
Mais à trop fuir l'amour, c'est l'amour qui nous meurt avant que de nous fuir

Je suis perdue
Je suis perdue
Sur des chemins de pierre
Je marche nue
On s'est perdu
On s'est perdu
Et mon cœur en enfer
Que de toi ne battra plus
Je me suis perdue
Quand je t'ai perdue
J'ai perdu ma lumière
J'ai perdu Elechos entière

Je vivrais mille vies et dans mille cités, ça ne changerait rien
Car de mille cités, je reviendrais toujours m'éteindre entre tes mains
Si je m'y fais petit, allez, dis s'il te plaît que tu me reprendras
Juste pour une nuit que tu me reprendrais, je t'en prie, dis-le moi
Que l'amour n'est pas mort car on ne peut mourir quand on est infini
Qu'il revivra encore cet amour qui est mort, qu'il reprendra la vie

Que la pluie dans mes yeux sera assez pour vaincre le désert dans les tiens
Que la pluie dans mes yeux sera assez pour faire renaître les fleurs au jardin

Je suis perdue
Je suis perdue
Sur des chemins de pierre
Je marche nue
On s'est perdu
On s'est perdu
Et mon coeur en enfer
Que de toi ne battra plus
Je me suis perdue
Quand je t'ai perdue
J'ai perdu ma lumière
J'ai perdu Elechos entière

Je t'attends sur le banc comme on attend la mort en espérant la vie
Je t'attends comme on attend voir pointer le jour quand il n'est que la nuit
Toi, tu ne viendras pas car déjà trop de fois toi tu es revenue
Toi, tu ne viendras plus car déjà trop de fois c'est d'autres qui sont venues
Il est tard et ça fait, oui, déjà quelques mois que tu t'en es allée
Des années ou des siècles, les secondes sans toi, c'est toujours l'éternité
Toi, tu dois faire du beau sur des chemins où moi, où moi je ne suis pas
Et moi, je reste là à voir passer le monde qui se fout de tout ça
Et la nuit moi, j'ai peur, oui, la nuit moi j'ai peur, moi, j'ai peur d'en mourir
Et quand moi, j'ai pas peur, c'est mon cœur qui a peur, qui a peur de te revoir partir
Moi, j'ai froid dans la nuit quand toi tu n'es pas là, dans la nuit moi j'ai froid
Quand à côté de moi c'est une ombre sans vie, c'est une autre que toi
Quand à côté de moi c'est une ombre sans vie, c'est l'ombre de toi


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 19:20

Sauver cette étoile

Ça fait quelques millénaires, que je traine par ici
Tu voudrais me connaître, dans votre paradis
J'ai fait Montorgueil, et j'ai guidé R'ynatt
De Al-Zarad à  Aëlia,
Voilà Luminis.

Ici Le Corps divin qui te parle
Ou juste un de tes frères
Non ce n'est pas un scandale
Voici venue la fin des siècles
Mais non rien n'a changé
Les croisades se sont juste un peu
Daymonisées Dépaysées Illuminées

Ça y est mon vieux on t'a baisé

Et l'injustice court toujours
A pleine rue ça crie les appels au secours
Mais aujourd'hui le peuple est bien soumis
Non y a pas de couleurs de peau
Non ni de frères égaux
De toute façon y a jamais eu
De toute façon y a jamais eu

Si tu crois encore
Qu'on peut sauver cette étoile
Mais si tu crois encore
Qu'on peut sauver cette étoile
Demain c'est l'an 1000 ou 1500 je sais plus
De toute façon qu'est-ce que ça change
Enfin Corps-Dieu l'histoire est bien connue
Violence puissance inconscience
Entrer dans le monde de l'intolérance
Et ça fait de l'audience pour le peuple en errance

Et y a les guerres d'Aëlia on tue
Et puis y a Galthran on tue
Mais quel est l'avenir en Luminis
Et puis y a ce gamin
Qui a le sourire aux lèvres
Mais c'est ça l'avenir

Mais si tu crois encore
Qu'on peut sauver cette étoile
Si tu crois encore
Qu'on peut sauver cette étoile

A la gloire des peuples, des quartiers, des frontières
De Terra Sanguinae, à la gloire du sang
Et à la gloire de ce gamin,
Qui a le sourire aux lèvres,
Mais c'est ça l'avenir.

A ta santé, Luminis,
A ta santé, Le Klan,
A ta santé, Triades,
A ta santé, Soeur de sang
A ta santé Corps-Divin,
Toi, qui n'entends rien
Qui n'entends rien,
On a tous rêvé, de toucher l'horizon
On a tous chanté, sur les mêmes chansons
On a tous salué, cette cité de faux-culs
On est tous des frères,
On est tous, des putains de frères humains !


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 19:25

Montée la-haut

Le ciel ne sera plus jamais
Aussi noir qu'il n'est aujourd'hui
Comme un soleil ensorcelé
Tes yeux se perdent dans mes nuits
On n'était pas du même monde
Mais qu'est-ce que ça fait maintenant
Puisque les anges et les colombes
Se sont enfuis avec le Voile

Depuis que t'es montée là -haut
Les anges n'ont jamais été plus beaux
Depuis que t'es montée là -haut
Ici moi je me sens toujours de trop

Et je t'emmènerai

A la lueur du feu toi tu partira
et moi je t'emmènerai loin de ce monde
et je remercierai le ciel de t'avoir fait une céleste

Paraît que t'étais une céleste
Moi je n'en ai jamais connue
Juste des larmes et des détresses
Et ma chanson un peu perdue
Si un jour tu veux redescendre
Sache que mon cœur est ouvert
Et qu'il saigne à n'en plus comprendre
Où est l'espoir où est l'enfer

Depuis que t'es montée là-haut
Les anges n'ont jamais été plus beaux
Depuis que t'es montée là-haut
Ici moi je me sens toujours de trop
Depuis que t'es montée là-haut
Ici moi je me sens toujours de trop
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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 19:36

Dans le bleu de l'absinthe (L'Ivresse de la Chair)

Dans les Sérénissimes,
Dans les Sérénades
Dans les Spiritueux,
Dans les Spirituelles
Dans les trop vieux combats,
Je m'en sortirai pas.

Au gré des connections,
Les millions, les questions.
Dans la meute aux éclats
Je m'en sortirai pas.


Entre l'aube et la fin
Dans l'antre de ta main
Dans les jeux de l'étreinte
Dans les maux les complaintes
Dans la contestation,
Les fausses rebellions,
Dans le faux, dans le vrai,
Dans la sécurité
Ne me laisse pas...

Au milieu de la pièce,
Théâtre de l'absurde,
Les comment ? dis pourquoi
On s'en sortira pas ?
Dans la beauté du mal
Dans la beauté du sale
Sous le Voile sur les croix
On en sortira pas.

Dans le noir du venin
Ce qu'on est, ce qu'on feint,
Dans le bleu de l'absinthe,
Chez les putes, chez les saintes,
On se donne, on se perd
A passer des frontières, à trainer sous l'orage
Un jour vient le naufrage ;


Entre l'or et la faim
Accrochée à ton sein
Dans le feu de l'étreinte
De nos corps qui s'esquintent
Dans les constellations,
Les sodominations,
Dans le faux, dans le vrai
Dans le brut, dans l'abstrait
Ne me laisse pas


A la lisière des rêves
M'éteindre entre tes lèvres
sous le Voiles sur les croix
Au coeur de l'attentat...

Au vent des connections
T'as vu comme on se vend !
Par les quatre horizons
T'as vu comme on nous prend !

Dans le faux, dans le vrai,
Dis-moi qu'est-ce que tu crois ?

Dans le brut de l'abstrait
Dis-moi quelle est la voie ?

Ne me laisse pas
A la lisière des rêves

M'éteindre entre tes lèvres
sous le Voiles sur les croix

Dis-moi qu'est-ce que tu crois ?

Dis-moi quelle est la voie ?

Notre-Dame Aide-moi...


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 19:58

A Ton nom

On a prié pour Toi
On en a dessiné des croix
A ton nom
On en a brûlé des livres
On a égorgé des enfants
Juste de quoi tuer le temps
Mais toi t'as pris différents noms
T'as choisi différents drapeaux
Dis mais pourquoi ?
Moi je me souviens de ma mère
Qui me chantait cette chanson : Louée soit ta chair
Que ta chair soit profanée
Que ton sang soit béni
On en a fait toute une histoire

Où tu redescendais nous voir
Mais t'es pas venue
Nos sanglots pour uniques armes
A combattre pour que nos larmes
Ne soient pas perdues
De siècle en siècle
De jour en nuit
Et d'horreur en miséricorde
On T'a attendue
Mais l'espoir n'est pas l'Éternel
Et Corps-Dieu que la nuit est belle
Sur notre plaine perdue
Que ta chair soit profanée
Que ton sang soit béni


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Mer 21 Jan - 20:03

On meurt de Toi

Si nous nous sommes disparus
Comme un marin qui prend les nues
Pour l'océan

Et qui s'enfonce au fond de l'eau
L'amour emporté par les flots
Les flots du temps

Nous aurions pu nous unir mieux
Comme on dit s'unir au Corps-Dieu
La mascarade

Non moi ne m'a jamais tenté
Oui que la sincère amitié
Des camarades

Au daymons les rêveurs qui
Ne tenant pas debout se lient
Des bagues aux doigts
Et si la mienne était poème
Et si la mienne était en bois
Elle était pour toi
Elle était pour toi

Puisqu'ici tout s'évanouit
Nos rires dans la mélancolie
Tout prend le large

Beauté ne gardons que l'instant
Avant que les mauvais printemps
Ne sonnent la charge

Là où tu t'échoueras bientôt
Là où on s'est échoué trop
Où il fait froid

Tu verras bien des éclaircies
Tu les prendras pour l'infini
qui fera gonfler ton ventre

Aux daymons les rêveurs qui

Ne tenant pas debout se passent
La mort aux doigts
Pauvres de leur cupidité
sont ceux qui s'échinent à garder
L'autre pour soi
Aux daymons les rêveurs qui
Ne tenant pas debout se lient
Les cœurs en croix
Aux daymons leur stupidité
Car même à deux nous ne sommes faits
Ouais que de soi, sûr que de soi

Là où tu es d'autres pays,
Dans d'autres femmes, dans d'autres lits
Prends garde au vent

Qui parfois fait gonfler les voiles
Mais qui soudain quand ça lui prend
S'enrhume un peu

Pour nous laisser seuls au milieu
Quand pour rentrer ne reste que
L'océan à la nage

Quand le voilier devient radeau
Quand le manque devient le trop
Quand la vie a fait rage

Mon amour j'ai pas su tenir
Les promesses du devenir
Un avec toi
J'ai plus que moi-même à qui dire
Qu'il est triste mon triste empire
Qu'il est triste sans toi
Quel océan vers quel abîme
Dis-moi où mène ce chemin
Où tu n'es pas
Car si l'on ne meurt pas d'amour
Je peux te dire qu'il est certain
Qu'on meurt de toi
Qu'on meurt de toi
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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 0:13

On n'a pas d'pécune

Dans la nuit des temps, nous marchons
Tout les deux sans histoires
Droit devant ton sourire d'enfer
Droit dans l'aléatoire
Dessous les comètes et les feux
Accoudés au comptoir
Nous, nous on se prend
On se prend pour des dieux
L'important c'est d'y croire
On n'a pas d'pécune mais l'espoir
Pas le blé mais l'envie
L'important, ami, c'est d'aller
Jusqu'au bout de la nuit
Bien sûr, y a les cons au pouvoir
Où tout ça nous mènera ?
Passer la nuit sur les trottoirs
A marcher dans le noir

Dans la nuit devant l'horizon
Fait de sang et d'ivoire
Droit dedans l'enfer et les guerres
Pile au fond du trou noir

Passés les rencontres et les adieux
Passés dans la passoire
On se dit que tout ça n'est qu'un jeu
Qu'un grand huit à la foire

On n'a pas d'pécune mais l'espoir
Pas le blé mais l'envie
L'important, ami, c'est d'aller
Jusqu'au bout de la nuit
Bien sûr, y a les cons au pouvoir
Où tout ça nous mènera ?
Passer la nuit sur les trottoirs
A marcher dans le noir

On n'a pas d'pécune mais l'espoir
Pas le blé mais l'envie
L'important, ami, c'est d'aller
Jusqu'au bout de la nuit
Toujours, y a les cons au pouvoir
Où tout ça nous mènera ?
Traîner la nuit sur des comptoirs
Ouais, marcher dans le noir.


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 0:14

Toi tu dis que t'es bien sans moi

Tu dois être au jardin
Ou peut-être à la mer
A lancer tes pensées
Comme on lance des pierres
Tu dois être en été
Quand je suis en hiver
Là, de l'autre côté
Des hémisphères

Toi, tu dis que t'es bien sans moi
Et qu'au fond de mes bras, il y fait trop froid
Toi, tu dis que t'es bien, que t'es bien, que t'es bien sans moi
Et moi, y a quelque chose qui fait que j'y crois pas


Tu m'as jeté au vent
Jeté au vent amer
Amer tu m'as laissé
Ouais, t'as fui ma lumière
Mais t'as gardé mon ombre
Elle te suivra partout
Même si tu n'en veux pas
Car je sais qu'elle est libre
Qu'elle est libre avec toi

Toi, tu dis que t'es bien sans moi
Et que mes bras ne sont pas faits pour toi
Toi, tu dis que t'es bien, que t'es bien, que t'es bien sans moi
Mais moi, y a quelque chose qui fait que j'entends pas.
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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 0:25

Shoena

Aux lumières de la ville des visages sans nom
Tentons un exil dis-moi quel horizon
Au milieu des soirées, des rêves et des branleurs
Empalée, Écorchée, déchirée...

Aux lumières de la ville des visages sans nom
Au milieu des vipères et combats de scorpions
Au feu dans les quartiers y'a des rêves aux casseurs
Empalée, Écorchée, déchirée...

Allez danse Shoena, toute nue dans les bars
Allez chante Calendula sur le dur pal des soeurs
Allez chante la vie, allez danse la vie, allez transe la nuit, avec toi...

Aux lumières de la ville déchue de ton regard
Allez danse poupée au feu sur les comptoirs
Empalée, Écorchée, déchirée...

Aux anges de mes nuits sans dessous les étoiles
Enfants du Corps-Dieu recherchent une escale
Empalée, Écorchée, déchirée...


Allez danse Shoena, toute nue dans les bars
Allez chante Calendula au gré des écorcheurs
Allez chante la vie, allez danse la vie, allez transe la nuit, avec toi...


Allez danse Shoena par peur de mourir
Que nous allume encore ton sourire en saphir
Jusqu'au bout de la fête au plaisir de la chair
Allez viens, allez viens, allez viens...

Dans le lot de la nuit allez brûle la vie,
La vie comme un éclair, au plaisir de la chair,
Le plaisir des plaisirs, j'ai la soif de vivre,
La fièvre qui monte et puis toi, et puis toi
Qui m'enivre, qui m'enivre...


Allez danse Shoena, toute nue dans les bars
Allez chante Calendula sur le dur pal des soeurs
Allez chante la vie, allez danse la vie, allez transe la nuit, avec toi...


Allez danse Shoena par peur de mourir
Que nous allume encore ton sourire en saphir
Jusqu'au bout de la fête au plaisir de la chair
Allez viens, allez viens, allez viens...


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 0:41

J'veux de l'anamorphose

Enfant d'une génération ratée
Qui pensait qu'à  rêver
De drapeaux blancs
Moi j' veux de l'anamorphose
J' veux du sexe et du sang
Des bombes en apothéose
Même si je ne suis qu'un enfant

Enfant d'une génération ratée
Vautré sur son divan, blasé
On se branle devant les embrasements
Corps-dieu que c'est excitant
Moi j' veux de l'anamorphose
J' veux du sexe et du sang
Des bombes en apothéose
Même si je ne suis qu'un enfant

Sous les ruines d'un monde
On se souvient R'ynnat
Et les rêves qu'on a fait
D'amour et de paix

Que ta Chair soit profanée 
Que ta Chair soit profanée

Sous les ruines d'un dieu
On se souvient R'ynnat
Et les rêves de liberté
D'amour et de paix



Que ta Chair soit profanée
Que ta Chair soit profanée 

Ouvrir les yeux sous le Voile déchiré
Le bonheur idéal et le sang versé!
Des millions de pauvres
Des millions d'humains
Mais des millions d'humains
Ca vaut pas un pécunia
Ouvrir les yeux
Sur ce pauvre corps-dieu
Qui a rien demandé
Et qui ne sait plus son nom
Tellement qu'il est perdu
Au milieu des horreurs
Que commettent ces fils
Au nom de l'ignorance

Ouvrir les yeux sur l'univers entier
Ouvrir les yeux et les fermer enfin
Ouvrir les yeux et puis quitter ce monde
Pour un meilleur demain
Moi j' veux de l'anamorphose
Du sexe et du sang
Des bombes en apothéose
Même si je ne suis qu'un enfant


Que ta Chair soit profanée
Que ta putain de Chair soit profanée !!


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 0:56

R'ynnat

Quand il faudrait aider le pauvre
Et quand ce pauvre a plein de frères
Et que ces frères sont des milliers
Que ces milliers sont des millions
Que ces millions sont l'humain

Mais des millions d'humains
Ça vaut pas des milliards

Quand il faut garder Al Zarad
Et tous les autres petits insectes
On en a du temps à perdre
Et puis faut oublier

Y'a pas une dictature
Qu'on a n'a pas financée
Y'a pas une arme
Qu'on a pas fabriquée
Quand on laisse crever
Parce que soigner le pauvre
Non, monsieur, ça paye pas
Quand on laisse s'entretuer
Parce qu'armer le pauvre
Oui, monsieur, ça paye bien
Et quand il faut sauver le saint
Y'a pas de minutes de silence
Tant qu'y a pas marqué pécunia
Y'a pas de minutes de silence

Mais pour sauver la banque
Et le peuple bourgeois...

Que ta chair soit profanée

Laisser crever, c'est pas un crime
Quand on est un banquier
Laisser crever, c'est pas un crime
Quand on est un banquier

Ô, Elechos, je prie pour toi,
Pour tous mes frères,
Et pour moi-même,
Que la justice n'existe pas
Car s'il en est une
On est mort

Ô, Elechos, je prie pour toi
Pour tous mes frères
Et pour moi-même
Que la justice n'existe pas
Car s'il en est une
On est mort

Quand Aëlia s'enterre,
C'est bien triste quand même
Quand Aëlia s'enterre,
On se souvient R'ynnat...
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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 1:01

Voici la mort
Que le monde s'incline
Voici la mort
Mais n'aie pas peur mon amour
Et le vieux Charik danse
Allez qu'on danse
Allez qu'on danse

Voici la mort
Et les putains sucent
Des sang d'orcs et des nains
Et des cactus
Allez viens marchons sur les braises
Mais ne lâche pas ma main
Mais ne lâche pas ma main

Voici la mort
Viens, trinque avec le daymon
Mais non c'est pas du vin
Oui mon Ange, c'est du sang
A la santé des guerres
A la santé du sang
A ta santé Notre-Mère

Toi que je n'ai pas connu
A ta santé l'amour
A ta santé la mort
A ta santé Arena
A ta santé Machina
A ta santé Trom
A ta santé la liberté
A ta santé l'homme
A ta santé l'amour
Fais-moi l'amour
Fais-moi l'amour... Notre-Mère ... Notre-Mère

Nos coeurs en sang
Et nos âmes en paix
De l'Amour dans les yeux
On rejoindra le ciel
Puisqu'il n'est pas un autre dieu qui nous comprenne
Viens danser sur le feu
Mets ta main dans la mienne

Voici la mort
Que le monde s'incline
Voici la mort
Mais n'aies pas peur mon amour

Non, non !

Non, non !

Non, non !

* gémissement sépulcraux *


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 1:05

Que tout est noir

Des jours qui ne ressemblent qu'à l'ombre des nuits
Des silences qui résonnent à l'âme comme un cri
Quand les paupières n'ont même plus la force des orages
Quand porté par les flots je ne vois plus rivage
Des amours qui sont nés aux mauvaises saisons
Quand printemps a tardé à ouvrir ses bourgeons
Des lunes toujours pleines qui ne me sourient plus
Comment jouer aux échecs quand la reine est perdue ...

Que tout est noir, que tout est noir
Comment te dire, que tout est noir ...
Comment j'ai peur.. comment j'ai froid
Comment te dire, quand t'es pas là
Que moi sans toi,ça ne veut rien dire
Comment te dire, dis-moi
Comment te dire que toi sans moi
C'est comme un rire qui ne trouve pas
Vers où mourir ...

Mes sciences qui ressemblent qu'à l'ombre du doute
Le bien qui fait du mal quand le mal vous envoûte
Quand au coeur de l'iris c'est le temps des moussons
Qui vient noyer le blé juste avant la moisson
Dans les travers du temps je sais je t'ai perdue
Et tu l'as dit cent fois tu ne reviendras plus
Alors je peux partir comme un loup solitaire
Qui blessé s'en ira mourir près d'un hêtre
Moi j'aurais tant voulu que cet être soit toi
Tant voulu avec toi être un autre que moi
Au profond de ton ventre fais plus belle la terre

Oublier qui je suis et fermer les paupières

Que tout est noir, que tout est noir
Comment te dire, que tout est noir ...
Comment j'ai peur.. comment j'ai froid
Comment te dire, quand t'es pas là
Que moi sans toi, non, ça ne veut rien dire
Comment te dire, dis-moi
Comment te dire que moi sans toi
C'est comme un rire.. comme un triste navire
Qui sait pas où partir ...

Quand on est tellement seul que même la solitude
Vous semble être une amie dont on se passerait
Celle qui fut toujours là depuis le premier souffle
Qui depuis ce jour-là ne veut plus vous quitter
Quand vous ne savez plus qu'un jour vous saviez rire
Quand le mal a choisi votre âme pour empire
Quand tous les romantiques et les tristes du monde
Ont choisi votre coeur pour se mettre à pleurer

Que tout est noir, que tout est noir
Comment te dire, que tout est noir ...
Comment j'ai peur.. comment j'ai froid
Comment te dire, quand t'es pas là
Que moi sans toi,ça ne veut rien dire
Comment te dire, dis-moi
Comment te dire que toi sans moi
C'est comme un rire qui ne trouve pas
Vers où mourir ...
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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 1:09

Ceux qui sont en laisse

Tu voulais du médiocre et moi, j'en avais pas
Tu voulais l'Univers et moi, j'avais que moi
Tu voulais le silence quand j'étais que musique
Qu'on marche parallèle quand j'allais qu'à l'oblique
Tu voulais des rivières au milieu du désert
Tu voulais les voyages, moi, j'étais sédentaire
Que je fasse des chansons qui m'emmènent au sourire
J'y peux rien, moi, je n'ai que des larmes à leur dire
Et des plaines de pluies pour unique empire

Quand je serai partie, que lira mes poèmes
Une autre romantique qui se verra en moi
Elle se dira sans doute "Oh c'est beau comme elle l'aime !"
Mais qu'il sache que je n'ai jamais aimé que moi
Qu'au lit ou dans le cœur l'égoïsme est la mère
...des générosités

Que les hommes me pardonnent de n'être fait pour eux
D'être comme un nuage qui recherche ses cieux
De n'être qu'un navire toujours à la détresse
Et cette envie de fuir de ceux qui sont en laisse

Pardonnez-moi, vous tous qui vous liez les mains
Vous qui pensez qu'à deux vous ferez mieux le chemin
Vous qui pensez que l'autre vous sauvera la peau
Alors que de votre âme il fera des lambeaux
En amour, que l'on soit le plus grand des guerriers
Ou la triste brebis qui cherche le berger
On finit tous à terre à chercher les morceaux
Au bord du précipice à deux pas du grand saut
A deux pas du tombeau
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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 1:17

Crépuscule

Dans la mélancolie je me noie en enfer
Et la fumée de ma cigarette grimpe dans l'air
Les murs de la chambre
Oh crépuscule
Mais qui nous sauvera ?

La fumée se forme en escalier
A toi de descendre
Allez viens dans mes bras
Allez viens dans mon bras

Pourrait ce nirvana
Ne jamais s'éteindre ?
Mais qui nous sauvera ?

Et puis depuis le plafond
La douce musique m'appelle
On plane sur un air d'amour
Et je peux plus dire non
Alors je sors mon amour pour toi

Encore et encore...

Les cigarettes me brûlent
Et y'a plus d'ange ici
Et ça fait saigner mon coeur
Et ça fait saigner mon âme

Mais je peux plus dormir
Chaque nuit sans toi
Y'a plus qu'à mourir
dans tes bras

Les cigarettes me brûlent
Et y'a plus d'ange ici
Et ça fait saigner mon coeur
Et ça fait saigner mon âme

Mais je peux plus dormir
Chaque nuit sans toi
Y'a plus qu'à mourir
dans tes bras


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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 1:21

Marta

Des ombres et des mystères qui tournent autour de toi.
En dedans la lumière, te souviens-tu de moi?
On était volatile, je ne savais pas.
Le couteau dans la chair, toi tu combats

Dis pourquoi, Marta?
Dis pourquoi, Marta ?

Des cendres et des poussières
Qui traînent autour de toi.
Du sang dans les rivières,
Te souviens-tu de moi?
Tu me laisses inutile,
A courir après quoi?
Des bouteilles à la mer, un effluve de toi.

Dis pourquoi Marta
Dis pourquoi Marta
Dis pourquoi… Marta
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Re: Calendula - Textes - Damian Saez

Message par Theyr le Jeu 22 Jan - 1:45

Les An-architectures

Aux agneaux égorgés au loin
au chant du coq dans le lointain
à l'orée des grands champs de blé
humanités les poings liés
attaché à la lisière du bois
petit hin cherche pourquoi
ses parents ont capitulés
aux grands vents des puissants
de tous nos temples les églises
n'ont plus le grand des cathédrales
au temps des an-architectures
et des lances pierres contre les murs
les sacs de billes ont pris le large
et les amours au coin des grives
toutes ces choses d'autrefois
putain je ne vois plus la rive.

Puisqu'il faut accepter du temps
l'évolution toujours plus bas
au vulgaire les concessionnaires
des libertés pour nos enfants
il sera équipé c'est sûr
pour parler à la Terre entière
mais n'aura rien à dire bien sûr
que ce qu'il voit juste devant
certains les plus bourgeois toujours
sauront savoir garder leurs plumes
quand le peuple verra ses ailes
blessées sous les coups de l'enclume.

C'est fini le temps des instruits
le temps des populaires aussi
fini le temps des littéraires
au-dessus des comptes bancaires
et des lilas dans les bouquets
oublié le temps des muguets
je ne vois que les chrysanthèmes
des orthographes dans les poèmes
finies les latines les racines
au bon dos de nos origines
finie la parole sacrée
bonjour la parole au plus con

finis les ni corps-dieu ni maître
l'heure est aux clients du paraître
fini le temps de nos jeunesses
fini le chant des rossignols
fini salut à toi mon frère
l'heure est aux chant de mutation
déchirez-vous peuple de cons
par soumission à d'autres cons
au libre échange du néant
à chacun son bon mot bien sûr
c'est la liberté d'être con
la liberté d'être ignorant
tous égaux dans le carnaval
je sais mon ami ça fait mal
c'est la liberté d'expression
c'est la liberté d'expression
pour clamer à tous les faubourgs
surtout à tous les râteliers
nos faiblesses et puis nos discours
sur nos tristes identités.

Salut toi mon frère de faubourg
salut à toi l'égalitopié
je ne vois rien aux alentours
que des tristesses à bon marché
salut à toi frère de tout en bas
toi qu'on voudrait laisser pourrir
dans le ghetto des consommants
dans le ghetto des illettrés
salut à toi femme au combat
toi dont la lutte a pris la rouille
comment te dire mais de nos jours
les féminismes manquent de couilles.

Salut à toi mon étoile au loin
l'illuminé de nos chemins
s'éclairera bientôt je sais
si l'on n'en perd pas le parfum
vigilance à tous nos esprits
et feu de tous les journalismes
puisque toujours il faut combattre
des nouveaux temples
les anamorphosismes.


Dernière édition par Theyr le Mer 30 Sep - 20:17, édité 2 fois
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